Manifestation à Orléans contre le Rassemblement national

La manifestation d'Orléans contre le Rassemblement national, samedi 24 octobre, a été organisée par le service de sécurité de la CGT et a rassemblé entre 13 000 et 20 000 personnes, sans aucun incident.

Le rôle de la CGT Éduc'action dans l'événement

Magcentre, un média d'information, a contacté un représentant de la CGT Éduc'action, syndicat qui regroupe les personnels de l'Éducation nationale, dont les enseignants, les AESH, les CPE, les personnels de santé, administratifs, sociaux et techniques. Le représentant a évoqué le rôle du syndicat auprès des jeunes manifestants et les violences survenues en marge du mouvement lycéen.

Le rôle de sécurité et de médiation de la CGT

Le cortège de samedi à Orléans, organisé par le syndicat, s'est déroulé sans aucune intervention de la police. Depuis le premier jour de la mobilisation lycéenne, la CGT fait le lien entre les lycéens et les autorités préfectorales afin d'éviter les rassemblements sauvages ou les manifestations incontrôlées.

La réponse de la CGT aux inquiétudes sur une récupération

Magcentre a demandé si la participation de la CGT visait à récupérer la colère de la jeunesse, qui est née en dehors des structures syndicales. Le représentant a répondu que la colère vient d'abord des lycéens et que leurs revendications sont les mêmes que celles du syndicat, notamment les emplois du temps surchargés, le manque de professeurs, le déclassement des élèves de la voie professionnelle, les classes surchargées, le système Parcoursup, le manque d'AESH pour les élèves en situation de handicap, le manque de personnels de santé et la dégradation des bâtiments.

La CGT condamne les actes de violence

Magcentre a également interrogé le représentant sur les actes de violence, comme les vitrines brisées, le mobilier urbain incendié et les magasins pillés, qui éclipsent la parole des jeunes et la question du pouvoir d'achat. Le représentant a condamné ces actes, affirmant qu'ils détournent l'attention des véritables raisons de la colère et que les médias ont choisi de se concentrer sur le vandalisme plutôt que sur les violences d'État et l'absence de réponse aux revendications.

La CGT critique la position du gouvernement

Concernant la référence du Premier ministre à un « mouvement de violence », le représentant a déclaré que le gouvernement, avec la complicité de quasiment tous les médias, détourne l'attention des causes réelles du mouvement et refuse le dialogue. Il a appelé à une autre politique, incluant la hausse du salaire minimum, le dégel du point d'indice des fonctionnaires, le réinvestissement dans les services publics et la suppression des aides aux entreprises.

La CGT s'oppose aux restrictions des manifestations

Magcentre a demandé si les interdictions de manifester et les périmètres de restriction constituent une réponse nécessaire pour protéger les citoyens ou un recul grave du droit de manifester. Le représentant a affirmé que ces mesures sont totalement inacceptables et inconstitutionnelles, et que si le gouvernement maintient cette position, des rassemblements sauvages auront lieu.

La CGT prévoit de poursuivre la mobilisation

Le représentant a confirmé que la CGT prévoit de continuer à appeler à la mobilisation pour obtenir l'ensemble des revendications, notamment par des grèves, des blocages économiques et des rassemblements statiques.