Maddalena Moretti, spécialiste des fourrages et de l’agriculture biologique en Normandie, s’est récemment adressée à un éleveur dans le département de l’Eure. Cette année, le pâturage automnal est encouragé afin de réduire les besoins en stocks fourragers. Bien qu’il soit idéal de pâturer le plus possible, cela doit se faire après avoir laissé les prairies endommagées durant l’été se rétablir. Au début, le pâturage doit être soutenu par un apport en phosphore et en potassium dans le sol. Les prairies fortement infestées par la plante Agrostis stolonifera peuvent être pâturées en premier, car un pâturage précoce aide à limiter sa propagation. Plus tard, les prairies temporaires les plus anciennes — celles prévues pour être labourées l’année prochaine — peuvent être pâturées. Pour les prairies permanentes, il est préférable d’attendre que l’herbe atteigne au moins 8 cm, afin que les plantes puissent reconstituer leurs réserves énergétiques.
La fin de la période de pâturage dépend de la capacité de charge de chaque parcelle, qui peut être évaluée en fonction de la profondeur à laquelle un talon s’enfonce dans le sol. L’herbe d’automne est riche en azote, ce qui est bénéfique, mais elle contient aussi beaucoup d’eau, ce qui limite la quantité que les animaux peuvent consommer. Cela signifie que la teneur énergétique de l’alimentation complémentaire au pâturage doit être soigneusement gérée. Si l’herbe est récoltée plutôt que pâturée, sa faible teneur en matière sèche et ses niveaux élevés d’azote rendent le stockage difficile. Qu’elle soit en ballots ou en ensilage, un conservateur est indispensable. Si possible, le séchage préalable de l’herbe est idéal. Les ballots doivent être rapidement déplacés vers le stockage pour éviter toute déformation ou endommagement de l’emballage plastique. Ils doivent être utilisés rapidement, de préférence pour les génisses, afin de maintenir un apport alimentaire stable.
Pour les surfaces plus importantes ou lorsqu’un silo est disponible, l’ensilage est une option, bien qu’il faille gérer les écoulements de jus. Une alternative consiste à compléter un silo de maïs très sec. Il n’existe pas de solution parfaite, mais la situation exige une gestion minutieuse des stocks fourragers. Dans certains cas, il peut être nécessaire de semer de nouvelles prairies sous couvert d’une culture existante. Si la prairie séchée ne se rétablit pas, il pourrait être judicieux d’arracher les pousses d’herbe. Si la partie aérienne de la plante se sépare des racines et reste dans la main, il est peut-être temps de détruire la prairie et d’en replanter une nouvelle. Jusqu’à mi-octobre, les semis sous couvert sont possibles, comme un mélange de Vicia sativa et de vesce d’hiver ou une combinaison de triticale, d’avoine et de vesce d’hiver. Les semis doivent se faire en deux étapes : d’abord la culture de couverture à une profondeur de 3 cm, puis la prairie à 1 cm.
Les conditions du sol et le climat influencent le choix des plantes. Dans les sols secs ou acides, certaines espèces comme le trèfle rouge peuvent être plus adaptées que d’autres. Pour les sols sains avec un pH supérieur à 6, la luzerne pourrait être un meilleur choix. Ces décisions s’inscrivent dans un effort continu pour adapter les prairies aux conditions locales. Le semis printanier est une autre option, avec des mélanges d’espèces à croissance rapide, comme le ray-grass hybride et le trèfle hybride, pour améliorer les rendements précoces. Les pratiques et profondeurs de semis sont similaires à celles de l’automne, mais le mélange de la culture de couverture peut varier. Par exemple, l’orge de printemps peut être associée à la vesce fourragère ou au trèfle incarnat. Enfin, certains agriculteurs envisagent le sorgho comme alternative au maïs, surtout s’il est semé fin mai, lorsque les températures du sol atteignent au moins 10 °C. Cela peut aider à éviter les ravageurs comme les mouches et les corbeaux et favoriser une croissance plus rapide des plantes.
Pratiques agricoles pour la gestion des fourrages en Normandie
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
foragegrazingagriculturepasturessustainabilitynormandy
Sources d'origine :
- 🇫🇷Web-agri



