Le Niger et la Turquie envisagent une école professionnelle commune

Le Niger et la Turquie envisagent de créer une école professionnelle commune au Niger, dans le cadre de leur partenariat éducatif en plein essor. L'initiative a été évoquée lors d'une rencontre entre la ministre nigérienne de l'Éducation nationale, Elisabeth Shérif, et l'ambassadeur de Turquie à Niamey, Özgür Arslan, le 21 octobre 2026.

Un accord existant précise les objectifs de coopération

Les deux pays avaient déjà signé un protocole d'accord sur la coopération universitaire pour la période 2026-2030, lors de la visite du président nigérien Abdourahamane Tiani en Turquie, en juin 2026. Cet accord prévoit la création d'une école professionnelle commune au sein de l'Université Abdou Moumouni de Niamey.

L'école vise à former des techniciens adaptés aux besoins locaux

Selon le Conseil turc de l'enseignement supérieur, cette école professionnelle a pour vocation de former des techniciens qualifiés et des cadres intermédiaires répondant aux besoins du marché du travail nigérien. Le projet vise à aligner la formation sur les compétences actuellement recherchées dans ce pays d'Afrique de l'Ouest.

Les détails de l'école restent flous

À ce stade, les informations disponibles ne précisent ni les filières retenues, ni la date d'ouverture de l'école, ni le nombre de stagiaires qu'elle accueillera. La portée du projet dépendra des spécialités proposées, des méthodes d'apprentissage et des liens établis avec les employeurs.

La collaboration éducative actuelle comprend plusieurs programmes

Les programmes existants entre le Niger et la Turquie incluent la gestion par la Fondation Maarif de 12 établissements à Niamey, qui accueillent plus de 1 700 élèves. Par ailleurs, environ 500 étudiants nigériens sont inscrits en Turquie, et près de 300 ont obtenu des bourses des autorités turques.

Le partenariat inclut aussi la formation aux compétences pratiques pour les femmes

En mai 2026, Özgür Arslan a lancé, en collaboration avec plusieurs organisations nigériennes, un programme visant à former 80 jeunes filles à divers métiers. Cette initiative complète l'enseignement formel en mettant l'accent sur l'acquisition de compétences pratiques.

Les prochaines étapes porteront sur le rôle de l'école

La prochaine étape pour les deux pays consiste à préciser le suivi des engagements déjà annoncés. Les filières de l'école professionnelle commune, son calendrier de mise en service et ses liens avec les employeurs détermineront sa contribution aux besoins de main-d'œuvre du Niger.