Méthode du braquage identifiée

Un an après le braquage du Louvre, les enquêteurs ont déterminé comment les voleurs ont exécuté le cambriolage, mais les bijoux volés n'ont toujours pas été retrouvés. Le mode opératoire reposait sur l'utilisation d'un camion-monte-meubles et de disqueuses pour pénétrer dans le musée un dimanche matin.

Suspects arrêtés

Deux suspects, Abdoulaye N., chauffeur de taxi sans licence et au passé marqué par des vols, et Ghemlamallah A., un Algérien au chômage, ont été arrêtés une semaine après le braquage. Tous deux ont reconnu avoir participé au cambriolage lors de leur première garde à vue.

De nouvelles déclarations perturbent l'enquête

Sept mois plus tard, les nouvelles déclarations des suspects ont semé la confusion dans l'enquête. Ils ont affirmé que deux autres suspects interpellés après eux, Rachid H. et Slimane K., n'avaient pas participé au braquage. Ils ont également laissé entendre qu'un commanditaire non identifié les avait engagés et était impliqué dans l'opération.

Un rôle du commanditaire encore flou

Selon les suspects, un commanditaire, qui n'a pas encore été arrêté, est celui qui les a recrutés. Ghemlamallah A. a déclaré que l'homme sur le scooter qui conduisait la nacelle et l'a installée était le recruteur. Abdoulaye N. a affirmé que le commanditaire était connu dans un milieu de délinquance local, mais qu'il ne pouvait pas donner davantage de détails sans mettre sa sécurité en danger.

Les juges s'interrogent sur l'implication du commanditaire

Lors des audiences, les juges ont relevé qu'un commanditaire évite généralement de participer directement à un braquage. Abdoulaye N. affirme toutefois que le commanditaire voulait s'assurer de la récupération du butin et qu'il aurait été mécontent de la quantité de bijoux récupérée.

Les suspects expriment leurs regrets

Ghemlamallah A. et Abdoulaye N. se sont dits déçus de l'issue de l'affaire. Ghemlamallah A. a déclaré qu'il n'avait pas encore été payé, tandis qu'Abdoulaye N. a qualifié la situation d'« arnaque ». Abdoulaye N. a reconnu avoir été recruté pour ses talents de conducteur et a regretté la rémunération de 15 000 euros.

Contester l'enquête

Slimane K. et Rachid H. ont déposé des recours pour contester la procédure judiciaire, en particulier l'utilisation de la surveillance. Slimane K., décrit comme un délinquant expérimenté, nie toute implication. Un profil génétique relevé sur la télécommande de la nacelle a relié les cambrioleurs à la galerie d'Apollon du Louvre.

Les suspects nient toute implication

Rachid H., le quatrième membre présumé de l'équipe, attend l'examen de sa demande de remise en liberté. Il est soupçonné d'avoir remis les clés du parking d'Aubervilliers, où les enquêteurs ont perdu la trace des bijoux. Il affirme ne rien savoir et déclare avoir transmis les clés après avoir été réveillé par deux personnes d'Aubervilliers.