L’existence de lois en matière de cybersécurité ne garantit pas automatiquement la protection des systèmes vitaux tels que les réseaux électriques, les réseaux d’approvisionnement en eau et les transports. Ces systèmes dépendent également des capacités techniques et organisationnelles des entités qui les gèrent pour détecter les menaces cybernétiques, limiter les dégâts en cas d’attaques et maintenir les services essentiels. Jeudi 8 octobre, le gouvernement ghanéen a souligné la nécessité de renforcer la résilience des infrastructures critiques, en particulier des systèmes de technologies opérationnelles (OT), utilisés pour surveiller et contrôler les équipements industriels. Si ces systèmes sont compromis, ils peuvent perturber directement le fonctionnement des installations physiques et des services essentiels. Le Ghana dispose d’un cadre juridique depuis l’adoption de la Loi sur la cybersécurité en 2020. Les autorités ont également fixé des exigences de protection pour les infrastructures critiques. Cependant, la réussite de ce cadre dépend des compétences, des procédures et des ressources dont disposent les organisations pour respecter les normes de cybersécurité. L’Indice mondial de la cybersécurité 2024, publié par l’Union internationale des télécommunications (UIT), évalue les efforts des pays en matière de cybersécurité dans cinq domaines : les mesures juridiques, les capacités techniques, l’organisation, le développement des compétences et la coopération. L’UIT précise que son indice mesure l’existence de ces mesures, et non leur qualité ou leur efficacité. À l’échelle mondiale, 104 pays disposent de réglementations relatives aux infrastructures critiques. Toutefois, la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique indique que moins de 30 pays disposent d’équipes nationales de réponse aux incidents pleinement opérationnelles. Le rapport met également en lumière des défis tels que le manque de personnel qualifié, les contraintes budgétaires et la mauvaise coordination dans la réponse aux cyberattaques. Ces problèmes affectent les capacités globales de cybersécurité, et pas seulement les infrastructures industrielles. Pour le Ghana, le défi consiste à transformer les exigences réglementaires en actions mesurables, comme les évaluations des vulnérabilités, la surveillance des systèmes industriels, la préparation aux incidents et la collaboration entre les opérateurs, l’Autorité de cybersécurité (CSA) et les régulateurs sectoriels. Pendant ce temps, d’autres pays de la région se concentrent sur des priorités différentes. Le gouvernement burkinabè prévoit d’augmenter les dépenses publiques en 2027 pour mettre en œuvre son plan R.E.L.A.N.C.E., qui comprend un ensemble d’initiatives. Le Bénin a alloué 2,7 milliards de dollars aux dépenses sociales en 2027, soit une hausse de 24,3 % par rapport aux prévisions de 2026. Au Nigeria, deux grandes plateformes de VTC ont quitté le marché : Uber a quitté le pays en septembre, et Moove a mis fin à ses opérations sur son marché d’origine. L’UEMOA, l’Union économique et monétaire ouest-africaine, a enregistré un excédent commercial de 3,1 milliards de dollars au deuxième trimestre 2026, soit plus du double par rapport à l’année précédente. Le prix Nobel de la paix 2026 a été attribué à Navi Pillay, originaire d’Afrique du Sud, en reconnaissance de ses contributions à l’état de droit. Dans le domaine des arts, Acogny et Maqoma, deux danseurs issus de générations différentes, utilisent leur art pour explorer des thèmes liés à l’histoire et à la mémoire.