Le Ghana développe ses infrastructures de télécommunications

Le Ghana développe ses infrastructures de télécommunications afin de réduire la fracture numérique. Le pays prévoit de construire 800 nouveaux sites et de moderniser 2 000 sites existants. Cette initiative, annoncée par le ministre des Communications, du Numérique et de l'Innovation, Samuel Nartey George, vise à améliorer l'accès à Internet pour les 20 % de la population qui restent hors ligne.

Les difficultés liées aux coupures de fibre optique

Ce développement se heurte à des obstacles importants, dont les coupures répétées de fibre optique. Le ministre George a fait état de 8 578 incidents de ce type depuis le début de l'année, imputés aux travaux routiers et à l'exploitation minière illégale. Ces coupures perturbent la transmission des données et affectent à la fois les services vocaux et Internet, alors même que les équipements radio fonctionnent.

Vols et dégradations d'équipements de télécommunications

Les infrastructures de télécommunications sont également exposées au vol et au vandalisme. En 2025, les autorités ont signalé le vol de batteries solaires et la détérioration de panneaux photovoltaïques dans la région du Haut-Est. Telecel Ghana a également fait état d'incidents similaires en 2026, notamment le vol de groupes électrogènes et d'autres équipements essentiels.

Problèmes d'approvisionnement en électricité

L'accès à une électricité fiable constitue un autre défi, en particulier dans les zones rurales où le réseau national est peu accessible. Les opérateurs y dépendent de groupes électrogènes diesel coûteux, dont le prix de revient est trois à quatre fois supérieur à celui de l'électricité du réseau. L'approvisionnement en carburant et son transport alourdissent sensiblement les coûts d'exploitation.

Obstacles logistiques et administratifs

Les difficultés logistiques et administratives compliquent encore le projet. L'Autorité nationale des communications a relevé des difficultés d'accès aux sites ainsi que la résistance de certaines communautés. Des retards peuvent survenir en raison de litiges fonciers, de l'opposition à l'installation de pylônes ou de préoccupations relatives aux effets sur la santé.

Maintenance et défis propres aux sites éloignés

Une fois construits, les sites de télécommunications situés dans des zones reculées sont difficiles à entretenir, en raison de l'état médiocre des routes, de l'éloignement des centres de soutien et de l'absence de services essentiels. Une étude de 2024 publiée dans la revue Urban, Planning and Transport Research a mis en évidence ces problèmes, qui font grimper les coûts d'exploitation et compliquent les réparations.

Respect des échéances du projet

Malgré les progrès accomplis, le respect des délais demeure une préoccupation. Le Projet de téléphonie rurale, qui visait la construction de 2 016 sites, comptait 1 400 sites réellement opérationnels à la mi-2026. Le ministre a accordé à l'entrepreneur 30 jours pour achever les travaux restants, sous peine de sanctions financières si ce délai n'est pas respecté.