Le Gabon lance ses réseaux 5G mais fait face à des défis en matière de qualité de service, d'infrastructures et de plaintes des consommateurs.
Le Gabon lance son réseau 5G
Le Gabon a officiellement lancé son réseau mobile 5G le 26 octobre, dans le but de stimuler la transformation numérique et de permettre l'émergence de nouvelles technologies. Le déploiement a débuté dans plusieurs villes clés, notamment Libreville, Akanda, Owendo et Port-Gentil, Airtel Gabon ayant également étendu sa couverture à Ntoum.Préoccupations des consommateurs quant à la qualité du service
Malgré la promesse de connexions plus rapides et d'une capacité réseau accrue, le Gabon est confronté à des problèmes persistants de qualité de service. Les consommateurs signalent des perturbations fréquentes, des coûts élevés et des difficultés à joindre le service client, ce qui jette le doute sur les bénéfices immédiats de la nouvelle technologie.Exigences réglementaires en matière d'engagements
Lors du lancement de la 5G, Célestin Kadjidja, président de l'ARCEP, a insisté sur la nécessité pour les opérateurs de respecter les normes réglementaires, d'améliorer la qualité de leurs services et de fixer des prix reflétant le marché local. Ces exigences font suite aux plaintes répétées des usagers concernant la mauvaise qualité des services et le coût élevé des prestations.Défense des consommateurs et plaintes
En août 2024, Annie Gisèle Nyangui Moukagni, de l'Association des consommateurs victimes d'abus de produits financiers (ACAPF), a critiqué le coût élevé des services de télécommunications et la médiocrité du service client. Plus tard, en août 2026, des habitants de Mbigou ont signalé des problèmes de réseau persistants affectant à la fois les appels et l'accès à Internet.L'ARCEP renforce ses mécanismes de réclamation
Pour répondre à ces préoccupations, l'ARCEP a amélioré ses systèmes de traitement des réclamations. En août 2026, l'autorité a réuni les opérateurs et les associations de consommateurs afin de cerner les problèmes et de proposer des solutions. Elle a également réactivé un numéro court d'orientation des consommateurs et lancé l'application DQoS Gabon, qui permet de signaler les incidents de service.Les défis infrastructurels de la 5G
La qualité des services de télécommunications est également limitée par une infrastructure vieillissante. En décembre 2025, les opérateurs ont fait état d'un transport par fibre optique insuffisant dans certaines provinces, ce qui peut freiner les performances de la 5G. Ces limites sont apparues clairement lorsqu'une coupure de fibre optique, en août 2026, a perturbé les services d'Airtel dans plusieurs régions.Sécurité et problèmes d'alimentation électrique
Le vandalisme et le vol de câbles constituent des menaces croissantes pour les réseaux de télécommunications. En août 2026, le gouvernement gabonais a condamné la hausse des actes de sabotage visant les câbles en cuivre. Les coupures de courant présentent également des risques, les opérateurs dépendant d'une alimentation électrique continue, et les systèmes de secours ne parviennent parfois pas à éviter les interruptions de service.Les défis de la connectivité internationale
La fiabilité de l'accès à Internet au Gabon dépend des connexions internationales. En mai 2026, une panne sur la liaison Libreville–Sao Tomé, qui fait partie du système de câbles sous-marins ACE, a dégradé l'accès à Internet. Pour améliorer la situation, le Gabon prévoit d'utiliser le câble Medusa Africa, dont l'atterrissage à Port-Gentil est attendu en 2028.