Le coût du dispositif des affections de longue durée (ALD), qui offre une exonération totale du ticket modérateur aux personnes éligibles, a augmenté de 72 % en euros courants entre 2015 et 2025, atteignant 19,7 milliards d’euros en 2025. Cette hausse est d’autant plus marquée qu’elle dépasse de loin l’augmentation de 40 % des dépenses globales de santé à l’international durant la même période. Le dispositif ALD couvre 22 % de la population assurée par l’Assurance Maladie obligatoire (AMO), soit environ 15 millions de personnes, mais représente 67 % des dépenses de santé remboursables en 2025.
Les pathologies les plus coûteuses dans le cadre du dispositif ALD incluent les cancers, le diabète et les maladies cardiovasculaires. Les cancers représentent à eux seuls un coût de 3,8 milliards d’euros, un montant comparable à celui du diabète. Les affections psychiatriques de longue durée pèsent pour 1,1 milliard d’euros, tandis que trois maladies cardiovasculaires prises en charge en ALD – l’insuffisance cardiaque et les cardiopathies, les coronaropathies et l’artériosclérose – atteignent ensemble un coût de 3,9 milliards d’euros. Ces six pathologies les plus fréquentes en ALD représentent à elles seules deux tiers des dépenses totales du dispositif.
L’augmentation du coût du dispositif ALD entre 2015 et 2025 s’explique principalement par des facteurs médico-économiques, qui contribuent à 37 % de cette hausse. Ces facteurs englobent la hausse du coût moyen des traitements, les innovations thérapeutiques, l’allongement de la survie des patients et l’évolution des prix des soins. Les facteurs démographiques, épidémiologiques et médico-administratifs participent à hauteur de 25 % de l’augmentation, notamment le vieillissement de la population (+12 %) et la progression de la prévalence des ALD à âge constant (+9 %).
La structure par âge des bénéficiaires de l’ALD joue également un rôle, ceux-ci étant globalement plus âgés que la population assurée moyenne. En 2025, la tranche d’âge la plus représentée parmi les bénéficiaires de l’ALD est celle des 70-79 ans, contre 60-69 ans en 2015. Cette évolution reflète la tendance plus large au vieillissement de la population française.
Les taux de remboursement par l’AMO ont évolué différemment pour les bénéficiaires et les non-bénéficiaires de l’ALD. Pour les premiers, le taux de remboursement a progressé de 0,2 point en dix ans, passant de 89,5 % en 2015 à 89,7 % en 2025. À l’inverse, le taux de remboursement des non-bénéficiaires a reculé de 3,4 points, de 62,2 % en 2015 à 58,9 % en 2025. Cette baisse s’est particulièrement accentuée en 2023 et 2024, sous l’effet du doublement des tickets modérateurs et des forfaits. Ces changements ont eu un impact plus marqué sur les non-bénéficiaires de l’ALD, même si les bénéficiaires sont également touchés, dans une moindre mesure.
Le coût de l'exonération pour affection de longue durée dans l'assurance maladie française a augmenté de 72 % en dix ans
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
ald-devicehealth-costsfrancehealthcareaging-populationreimbursement



