Bruno Retailleau, candidat LR (Les Républicains) à l’élection présidentielle de 2027, a récemment critiqué les politiques gouvernementales qu’il accuse d’avoir affaibli le secteur de la construction. Lors d’une conférence de presse tenue le 29 septembre 2026, Retailleau a affirmé que, depuis quinze ans, des mesures ont été prises pour fragiliser délibérément le BTP. Ses déclarations faisaient suite à sa visite au salon Batimat, un événement majeur du secteur de la construction et des matériaux de bâtiment, où il avait échangé avec des professionnels pour évaluer l’état actuel du domaine. Retailleau a dénoncé une approche gouvernementale en matière de réglementation, de fiscalité et de droit du travail qui, selon lui, rend l’exercice des entreprises du bâtiment de plus en plus difficile. Il a pointé du doigt la hausse des coûts, les lourdeurs administratives et le manque d’investissement comme les principaux défis du secteur. Ses propos s’inscrivent dans une préoccupation plus large partagée par les acteurs du BTP quant à l’avenir de la construction en France, notamment dans un contexte d’incertitude économique et de reconfiguration des priorités politiques. Le salon Batimat, qui se tient chaque année à Paris, est l’un des plus grands rendez-vous européens du secteur, attirant des milliers de professionnels du monde entier. La visite de Retailleau a été perçue comme une volonté de s’immerger dans les préoccupations des acteurs du bâtiment et de mettre en lumière leurs difficultés à l’approche du scrutin. Ses déclarations devraient trouver un écho auprès des électeurs des régions où le BTP occupe une place centrale dans l’économie locale. Les critiques de Retailleau interviennent alors que le secteur de la construction fait face à de multiples défis : inflation, perturbations des chaînes d’approvisionnement et pénurie de main-d’œuvre qualifiée. Ses prises de position s’inscrivent dans un débat politique plus large sur la manière de soutenir les secteurs économiques stratégiques tout en répondant à des enjeux structurels comme la pénurie de logements ou le développement des infrastructures. À l’approche de 2027, les inquiétudes du BTP devraient rester un thème central de la campagne électorale.