Le personnel du bloc opératoire de l'hôpital de Martigues est en grève contre les baisses de salaire et les conditions de travail, et réclame un meilleur traitement pour les temps partiels.
Grève qui se poursuit au Centre hospitalier de Martigues
L'ensemble du personnel du bloc opératoire du Centre hospitalier de Martigues, dans les Bouches-du-Rhône, est en grève, y compris les infirmiers de bloc opératoire, les infirmiers anesthésistes, les aides-soignants et les agents des services hospitaliers. Selon Manon Breteau, membre du Collectif Inter-Blocs, seul le personnel indispensable reste en poste pour assurer le fonctionnement des salles d'opération.La grève a débuté en juillet 2026
Le mouvement de grève a commencé en juillet 2026 en réaction à des changements introduits par la direction de l'hôpital, que le personnel estime dégrader ses conditions de travail et ses droits. Malgré des négociations, aucune solution n'a été trouvée à ce jour.Les changements sur les majorations d'heures supplémentaires touchent les temps partiels
L'un des principaux points de blocage concerne la suppression des majorations pour les agents à temps partiel. Les infirmiers qui percevaient jusqu'ici une prime pour le travail de nuit, le dimanche et les jours fériés seront désormais rémunérés sans cette majoration, ce qui entraîne une baisse importante de leurs revenus. Les agents à temps partiel, souvent des mères célibataires, sont particulièrement touchés par cette mesure.D'autres mesures concernent les pauses et les horaires
Une autre mesure prévoit la suppression du doublement de rémunération sans compensation financière, ce que le personnel juge injuste. Par ailleurs, les aides-soignants perdront 20 minutes de leur pause méridienne, ce qui pourrait réduire leur temps de travail annuel réduit de neuf jours. Les infirmiers anesthésistes sont également concernés par la suppression des gardes de 24 heures, qui devront être remplacées par des vacations de 12 heures.Le directeur reconnaît les inquiétudes
Loïc Mondoloni, directeur du Centre hospitalier de Martigues, reconnaît les inquiétudes du personnel et explique que la grève s'inscrit dans une démarche plus large visant à se conformer aux règles mises en évidence par des audits récents. Ces audits ont souligné la nécessité d'ajuster certaines pratiques, notamment la durée des postes, la rémunération des temps partiels, les horaires de pause et la manière dont les astreintes sont valorisées.L'hôpital propose trois axes de réponse
Loïc Mondoloni indique que les discussions se poursuivent, en insistant sur la nécessité d'une concertation structurée et de la prise en compte des réalités du terrain. L'hôpital propose trois axes de réponse : revoir les plannings et l'organisation du travail, offrir un accompagnement individuel aux agents concernés, et tenir compte des besoins propres à chaque métier et à chaque secteur.