Un an après le bouleversement politique à Madagascar, les tensions restent vives, entre accusations de complot et élections reportées.
Les manifestations ont entraîné un changement à la tête de l'État
Il y a un an, dix-huit jours de manifestations, déclenchées par les pénuries persistantes d'eau et d'électricité, ont abouti à la destitution de l'ancien président Andry Rajoelina à Madagascar.Intervention militaire et nouvelle direction
À sa place, l'armée a installé le colonel Michaël Randrianirina, qui s'est engagé à organiser des élections dans un délai de deux ans. Toutefois, la situation politique du pays reste incertaine.Accusations de complot interne
Le 19 octobre, le colonel Randrianirina a accusé « certains proches collaborateurs occupant de hautes fonctions » d'avoir préparé un coup d'État destiné à déstabiliser et renverser le gouvernement actuel. Le journal local Midi Madagasikara souligne que cette déclaration laisse supposer des soupçons de complot au sein de l'entourage présidentiel.Retards dans la réforme constitutionnelle
Malgré les promesses de progrès, le pays attend toujours le projet de nouvelle constitution, qui devait être prêt d'ici mai de l'année prochaine avant d'être soumis à un vote populaire. L'élection présidentielle a été fixée à septembre 2027.Évaluer le sentiment de la population
En septembre, le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung s'est rendu à Madagascar pour comprendre l'état d'esprit de la jeunesse, qui avait joué un rôle clé dans le départ d'Andry Rajoelina un an plus tôt. Le reportage suggère que l'euphorie initiale suscitée par les changements politiques pourrait s'être dissipée.