La Cellule anti-corruption de Madagascar enquête sur d'anciens responsables, dont l'ex-président Andry Rajoelina, pour détournement présumé de fonds publics et disparition d'or.
Des responsables malgaches visés par une enquête pour corruption
Plusieurs anciennes personnalités politiques de Madagascar, dont l'ancien président Andry Rajoelina et l'ancien Premier ministre Christian Ntsay, font l'objet d'accusations de corruption et de détournement de fonds publics. Ces accusations ont été transmises à la Cellule anticorruption (PAC) par la Direction de la législation et du contentieux (DLC), un organisme gouvernemental rattaché au cabinet du Premier ministre.Des dossiers renvoyés devant la Haute Cour constitutionnelle
Les plaintes ont été transmises à la Haute Cour constitutionnelle (HCC), qui doit déterminer si elle a compétence pour examiner les dossiers. Cette procédure s'explique par le statut très médiatique des personnes concernées. D'ici là, les poursuites judiciaires engagées à leur encontre sont suspendues.La disparition d'or et les marchés publics
Un dossier concerne la disparition présumée de 36 kilogrammes d'or du ministère des Mines et des Ressources stratégiques. Cette affaire a été révélée en 2022 et comprend également des signalements de pierres précieuses manquantes, conservées dans les coffres du ministère. Un second dossier porte sur des soupçons de malversations financières dans l'attribution de contrats de fourniture de mobilier scolaire, plusieurs anciens responsables étant nommément cités, dont Andry Rajoelina et Christian Ntsay.Une gestion du fonds souverain sous surveillance
Une troisième plainte porte sur la gestion du fonds souverain de Madagascar, qui détient les réserves nationales. Cette affaire implique d'anciens responsables économiques, dont un ancien ministre de l'Économie et des Finances. Le PAC a indiqué qu'il ne dispose pas, à ce stade, de preuves suffisantes pour établir la culpabilité des personnes concernées.Une décision de justice en attente
La Haute Cour constitutionnelle doit désormais décider si ces dossiers peuvent être poursuivis. Sa décision déterminera les prochaines étapes de la procédure judiciaire et dira si les personnes mises en cause feront l'objet d'une enquête approfondie ou d'un procès.