Quelques mois avant l’élection présidentielle française de 2027, un sondage réalisé par l’Ifop-Fiducial pour des médias incluant Le Figaro, LCI et Sud Radio suggère qu’Édouard Philippe devancerait Jean-Luc Mélenchon dans plusieurs scénarios où il se présenterait comme candidat. Publié mercredi, ce sondage offre un éclairage sur les positions potentielles des différents candidats à l’approche du scrutin. Marine Le Pen, dirigeante du Rassemblement national d’extrême droite, apparaît comme la favorite dans tous les scénarios testés, avec un score oscillant entre 32 % et 36 % d’intentions de vote. Le candidat du parti centriste Horizons obtiendrait 21 % s’il était opposé à Raphaël Glucksmann, représentant la gauche social-démocrate, et 23 % face à Olivier Faure. Jean-Luc Mélenchon, issu de la gauche radicale avec La France insoumise, réaliserait 16 % dans les deux configurations. Gabriel Attal, candidat du bloc central, serait à égalité avec Mélenchon à 15 % dans un scénario où Glucksmann est l’adversaire, et obtiendrait 17 % face à Faure. Raphaël Glucksmann recueillerait 13 % contre Attal et 11 % contre Philippe. Olivier Faure, quant à lui, obtiendrait respectivement 4 % et 3 % dans ces mêmes scénarios. Bruno Retailleau, candidat des Républicains (droite conservatrice), atteindrait 11 % dans le scénario opposant Attal et Faure, contre 8 % dans celui associant Philippe et Glucksmann. D’autres candidats, comme François Ruffin, Dominique de Villepin et David Lisnard, obtiendraient entre 2 % et 4 %. Éric Zemmour, figure de l’extrême droite, se situerait entre 3,5 % et 4,5 %. Réalisé en ligne du 25 au 29 septembre auprès de 1 393 personnes âgées de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas, ce sondage présente une marge d’erreur comprise entre 1,1 et 2,5 points. Il est à noter que ce sondage a été mené principalement avant la publication par Mediapart d’une enquête sur des messages antisémites datant de 2013 attribués à Jordan Bardella, figure majeure du Rassemblement national.