Le Syndicat Liberté Santé (SLS), un syndicat créé en réaction à l’intensification des restrictions imposées aux professionnels de santé, a annoncé son intention de déposer un recours devant le Conseil d’État. Le syndicat conteste ce qu’il qualifie d’empiètement sur ses prérogatives ainsi que la suspension d’une recommandation émise par la Haute Autorité de Santé le 9 juillet 2026, rendue publique le 20 juillet. Cette recommandation préconise une mise en œuvre progressive d’une obligation annuelle de vaccination contre la grippe pour les professionnels de santé et du secteur médico-social, en commençant par le personnel des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) et des structures de soins de longue durée, avant d’étendre progressivement l’obligation aux professionnels libéraux et aux étudiants des filières médicales.
La proposition de vaccination obligatoire a suscité des débats au sein des différents syndicats du secteur. Si le SLS soutient le recours en justice, tous les syndicats ne partagent pas cette approche. Certains syndicats libéraux et hospitaliers n’ont pas adhéré à la démarche, révélant une division au sein du secteur sur la meilleure façon d’améliorer les taux de vaccination parmi les professionnels. La Haute Autorité de Santé a souligné l’écart significatif en matière de couverture vaccinale chez les soignants, justifiant ainsi sa recommandation d’une approche plus structurée pour garantir la protection des patients comme des personnels.
Jérôme Marty, président de l’UFML-S (Union française pour une médecine libre), s’est déclaré favorable à une politique exigeant que tous les soignants, y compris ceux de la catégorie ASH (Assistants de Santé), participent à des échanges sur la vaccination. Il a également proposé que le ministre collabore avec le Conseil de l’Ordre des médecins, la Haute Autorité de Santé et d’autres instances concernées pour co-signer une déclaration unifiée sur la vaccination, qui serait signée par l’ensemble des parties prenantes. Marty a insisté sur la nécessité d’aborder le déficit vaccinal chez les soignants de manière coordonnée et inclusive.
Rachel Bocher, présidente de l’INPH (Intersyndical Nationale des Praticiens d’exercice Hospitalier et Hospitalo-Universitaire), a quant à elle soutenu le principe de la vaccination, estimant que les professionnels de santé ont le devoir de protéger leurs patients. Ses propos reflètent une vision plus large partagée par certains dirigeants syndicaux, pour qui la vaccination constitue une mesure nécessaire à la sécurité des soignants comme des personnes dont ils ont la charge. Le débat sur les vaccinations obligatoires continue d’évoluer, opposant des visions divergentes sur la meilleure façon de mettre en œuvre ces politiques tout en respectant l’autonomie professionnelle et les impératifs de santé publique.
Le syndicat français des soignants conteste la recommandation de vaccination obligatoire
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
healthcarevaccinationunionlawsuitfrance



