Lors du Sommet de l’élevage le 8 octobre, François-Xavier Huard, PDG de la Fnil, a réaffirmé la position de la Fédération nationale des industriels du lait (Fnil) concernant les revendications des producteurs en faveur de prix plus élevés. Les négociations commerciales pour les marques nationales de produits laitiers doivent débuter en décembre, et M. Huard a souligné que tous les produits laitiers français devaient être négociés en France. Il a indiqué que le secteur attend un engagement du secteur de la grande distribution pour garantir que la valeur créée par les producteurs régionaux reste dans le pays, citant l’exemple de la laiterie Triballat Rians.
M. Huard s’est dit surpris par une récente déclaration de la Fédération du commerce et de la distribution (FCD) sur la transparence du secteur. Il a expliqué que les producteurs laitiers réclamaient des hausses de prix, mais que celles-ci ne pourraient être obtenues que si les distributeurs acceptaient de s’engager sur les matières premières agricoles et industrielles lors des prochaines négociations. Les hausses des coûts de production, incluant l’emballage et l’énergie, seraient respectivement d’environ 20 % et de 15 à 30 %. M. Huard a rappelé que le gouvernement refuse de relancer les négociations depuis plusieurs mois, ce qui a plongé les industriels et les éleveurs dans une situation économique tendue.
M. Huard a suggéré que le secteur de la grande distribution répartisse ces coûts accrus sur différentes catégories de produits, notant que les hausses de prix ne se répercuteraient pas nécessairement sur les consommateurs. Il a mis en garde contre le risque que les consommateurs se tournent vers les produits les moins chers et les marques de distributeurs, le label « Fabriqué en France » jouant un rôle, comme cela avait été observé lors des pics d’inflation précédents. Il s’est également dit préoccupé par une éventuelle taxe sur les produits sucrés, y compris les produits laitiers et les sucres naturels, soulignant que la France deviendrait le premier pays à taxer le lactose.
Concernant les relations avec les producteurs, M. Huard les a qualifiées de « exigeantes, mais pas mauvaises pour l’instant », précisant que la sécheresse et ses conséquences ont rendu plus difficiles les échanges entre producteurs, industriels et distributeurs cette année. Il a souligné que la demande mondiale en lait et produits laitiers n’a pas faibli et s’est interrogé sur la capacité de la France à maintenir sa position sur le marché mondial. Il a rejeté les propositions d’installer des miradors et des barbelés sur le territoire français, estimant que de telles mesures favoriseraient les importations et que la France devait rester une économie de production plutôt que de consommation.
Négociations et hausses de prix dans l'industrie laitière française sous le feu des projecteurs
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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Sources d'origine :
- 🇫🇷Web-agri



