Environ 100 élèves ont été évacués du lycée professionnel Nicolas-Louis-Vauquelin, situé dans le 13e arrondissement de Paris, après qu’un incendie a été allumé à l’entrée de l’établissement lundi 5 octobre. Ces incidents se sont produits lors d’une journée de mobilisation majeure pour les lycéens et étudiants, appelée par les syndicats « act three », organisée pour protester contre les politiques gouvernementales. La proviseure de l’établissement, Carole Zerbib, a qualifié ces événements de « déferlement de violence » à la suite des troubles. Selon les rapports, un groupe d’une dizaine de jeunes, encapuchonnés, masqués et vêtus entièrement en noir, est arrivé alors que les élèves regagnaient leurs salles de classe. Ils ont allumé des feux à l’aide d’un « liquide inflammable » et bloqué l’entrée avec des poubelles, des débris, des vélos et un canapé, brisant les vitres à coups de cannes.
Le personnel et les élèves du lycée ont été confinés dans l’enceinte de l’établissement dès 7 h 30, tandis que les manifestants continuaient de s’attaquer aux portes d’entrée. Une personne du personnel a reçu un morceau de verre au visage. Au total, trois départs de feu ont été recensés. Les forces de l’ordre sont intervenues pour disperser les jeunes, et des tirs de mortier ont été entendus. Cependant, après leur départ, les manifestants sont revenus et les dégradations ont repris vers 9 heures, avec deux nouveaux incendies allumés à l’entrée de l’établissement. Les pompiers sont finalement intervenus vers 9 h 30 et ont éteint le dernier feu, alimenté en grande quantité par les manifestants. Les élèves avaient été déplacés vers les étages supérieurs par mesure de sécurité.
Le personnel du lycée Vauquelin a confirmé que des élèves de l’établissement avaient été vus parmi les personnes venues attiser les feux. Jean-Didier Berger, ministre délégué auprès du ministre de l’Intérieur, a dénoncé sur BFMTV « des images particulièrement choquantes » et affirmé que ces actes étaient « des actes criminels qui tombent sous le coup de la loi et doivent être réprimés de la manière la plus ferme ». L’académie de Paris a condamné les trois départs de feu et appelé les parents à « ne pas se rendre » devant le lycée.
Selon la proviseure, le groupe était « très organisé et avait préparé son attaque », et la violence était « rarement vue ». L’administration a finalement laissé les élèves entrer dans l’établissement après la première intervention des pompiers et des forces de l’ordre, qui ont essuyé des tirs de mortier de la part des auteurs des violences. Moins d’une heure après leur dispersion, le groupe est revenu devant le lycée Vauquelin pour poursuivre ses actions violentes. La porte visée par le groupe n’a pas cédé, et la violence a cessé après « 15 à 20 minutes ». Les forces de l’ordre sont revenues sur place, tout comme les pompiers, qui ont éteint le dernier incendie déclenché par les manifestants, alimenté par les obstacles placés devant l’entrée.
Le lycée Vauquelin avait précédemment prôné le dialogue avec les élèves, mais un appel avait été lancé ce week-end pour cibler l’établissement. L’administration a décidé de suspendre les cours pour la journée, estimant que « les conditions ne sont pas réunies ».
Incendies et manifestations au lycée Paris à Paris lors d'une mobilisation étudiante
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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