Une étude inédite, commandée par Ymanci auprès du cabinet d’études OpinionWay, révèle que le regroupement de crédits gagne du terrain parmi les ménages de la classe moyenne en France. Contrairement à l’idée reçue selon laquelle cette pratique ne concernerait que les ménages en difficulté financière, l’enquête montre que les Français y ont recours pour des raisons variées, comme simplifier leur budget ou mieux gérer leurs finances. Réalisée entre le 29 mai et le 15 juin 2026 auprès de 1 001 personnes ayant déjà consolidé leurs dettes, cette étude met en lumière une tendance qui dépasse largement le simple besoin de survie. Hugues Rolland du Roscoät, porte-parole de Ymanci, souligne que ces résultats bousculent l’image du regroupement de crédits comme ultime recours. « Cette étude exclusive en France démontre que le regroupement de crédits n’est pas seulement une réponse aux difficultés financières. Les Français y ont aussi recours pour simplifier leur budget et concrétiser leurs projets, prouvant ainsi sa polyvalence », explique-t-il. L’enquête révèle que l’âge moyen des personnes ayant consolidé leurs crédits s’élève à 50,1 ans, soit un peu plus que la moyenne nationale. Plus de la moitié des participants ont plus de 50 ans, avec une proportion notable dans la tranche 50-64 ans. L’étude met également en avant la stabilité de ces ménages. Environ 70 % vivent en couple, et 41 % ont au moins un enfant, avec une taille moyenne de 2,7 personnes par foyer. Côté logement, 69 % sont propriétaires, dont 44 % sans crédit en cours et 25 % encore en train d’acquérir leur bien. La répartition géographique montre que 75 % des consolidations ont lieu en province, l’Île-de-France étant surreprésentée avec 25 % des cas, alors qu’elle ne concentre que 18 % de la population française. Le Nord-Est représente 25 % des demandes, tandis que le Sud-Ouest n’en compte que 8 %. Ces chiffres remettent en cause le stéréotype selon lequel le regroupement de crédits ne concernerait que les ménages en détresse financière. Les cadres et professions intermédiaires sont bien représentés, avec 18 % des emprunteurs issus des catégories socioprofessionnelles supérieures (cadres, professions libérales, chefs d’entreprise). Les professions intermédiaires représentent 20 % des emprunteurs, soit une proportion supérieure à leur part dans la population générale. Si les employés et ouvriers constituent la majorité (27 %), les retraités forment 29 % des emprunteurs, souvent pour gérer leur transition financière vers la retraite. Côté revenus, 42 % des ménages gagnent entre 24 000 et 42 000 euros par an, et un tiers dépasse les 42 000 euros annuels. Ces données suggèrent que le regroupement de crédits est aussi utilisé comme un outil de rééquilibrage budgétaire par des ménages parfois financièrement stables. L’étude note également un changement sociologique : près de 58 % des participants ont consolidé leurs dettes au cours des cinq dernières années. Les jeunes générations adoptent plus fréquemment cette stratégie, avec 51 % des moins de 35 ans l’ayant fait entre 2021 et 2023. Les générations plus âgées, en revanche, ont majoritairement consolidé avant 2020, 74 % des plus de 65 ans ayant agi plus tôt. L’essor des jeunes utilisateurs pourrait s’expliquer par la digitalisation et un meilleur accès à l’information. Les motivations derrière le regroupement de crédits sont variées : 49 % cherchent à réduire leurs mensualités, 24 % à simplifier la gestion de leurs crédits, et 10 % à financer de nouveaux projets. Pour les emprunteurs les plus jeunes, l’objectif n’est souvent pas de sauver un budget en difficulté, mais d’optimiser leur situation financière.