Le Pont d’Avignon, officiellement appelé Pont Saint-Bénezet, a été construit entre 1177 et 1185 par les Frères pontifes, un groupe religieux, remplaçant un ancien pont romain. Selon la légende, un homme nommé Bénezet aurait supervisé les travaux. En 1184, une chapelle dédiée à saint Bénezet fut érigée à l’intérieur d’une pile du pont, près d’Avignon. Le pont fut ensuite détruit en 1226 par le roi Louis VIII lors d’une campagne militaire contre les Albigeois, mais il fut rapidement reconstruit en pierre. Une seconde chapelle, dédiée à saint Nicolas, fut ajoutée au-dessus de la première. La structure continua d’être modifiée au fil du temps jusqu’à son abandon définitif en 1679, comme le précise l’inventaire du patrimoine de la région Sud. Certaines sources, comme Wikipédia, évoquent un abandon dû à une crue en 1668 ou 1669, mais la date de 1679 correspond à la fin de son utilisation, et non à un effondrement soudain.
À l’origine, le pont reliait Avignon (dans le département du Vaucluse) à Villeneuve-lès-Avignon (dans le Gard), en traversant le Rhône. Il mesurait 920 mètres de long et 4 mètres de large, selon l’inventaire de la région Sud, tandis que Wikipédia avance une longueur de 900 mètres. Aujourd’hui, seuls quatre arches subsistent. Le nombre d’arches d’origine fait débat : l’inventaire en recense 23, alors que d’autres sources, dont Wikipédia, en mentionnent 22. Depuis son abandon en 1679, le pont ne relie plus les deux villes. À la place, un bac à traille, une embarcation tirée par un câble tendu entre les deux rives, est devenu le moyen de traversée.
La chanson Sur le pont d’Avignon remonte au XVe siècle et a gagné en popularité en 1853, lorsqu’elle fut intégrée à l’opérette Le Sourd ou l’Auberge pleine d’Adolphe Adam. La version chantée par les enfants aujourd’hui utilise le mot « sur » (« sur le pont »), tandis qu’une version plus ancienne parle de « sous » (« sous le pont »). Selon Wikipédia, les danses décrites dans la chanson se déroulaient initialement sur les rives du fleuve, et non sur le pont lui-même, trop étroit pour permettre la ronde évoquée dans les paroles. Certains anciens chantent encore la version avec « sous le pont », bien qu’aucune preuve ne confirme que des danses aient eu lieu sur l’île de Barthelasse. Le pont, qui enjambait les deux bras du Rhône et l’île à partir du XVIIe siècle, est mentionné dans l’inventaire pour ce détail.
Au XIXe siècle, la perception des ruines du pont évolua, et des travaux de restauration débutèrent en octobre 1828, d’après les plans de Caristie, un ingénieur de district, datant de 1825. La notice Mérimée, inventaire français des monuments historiques, situe la construction au XIIe siècle et note son classement au titre des monuments historiques en 1840, avec une propriété appartenant à la commune locale. Aujourd’hui, les arches restantes, ainsi que les deux chapels construites sur la troisième pile et la Tour du Châtelet, sont visibles depuis la rive avignonnaise. Le pont s’achève désormais au-dessus de l’eau, et la chanson est toujours interprétée avec le mot « sur », une version devenue standard au XIXe siècle.
Divergences historiques et culturelles autour du Pont d'Avignon et de sa chanson populaire
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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