Les prix du blé, de l’orge et du maïs français ont connu des tendances contrastées entre le 1er et le 2 octobre 2026, selon les rapports d’analyses de marché. Les conditions météorologiques en Amérique du Sud et en Australie font l’objet d’une surveillance accrue : des conditions plus sèches dans le Midwest devraient favoriser la progression des moissons et limiter de nouveaux retards. À l’inverse, des pluies excessives affectent le sud du Brésil et le Paraguay, tandis que l’Argentine bénéficie de précipitations proches de la normale et de températures fraîches, favorables aux cultures. L’Australie, elle, risque de connaître des conditions plus sèches dans le sud-est et le sud-ouest en fin de cycle, Rabobank soulignant que les pluies de septembre ont soutenu les céréales d’hiver dans le sud, mais que la sécheresse persiste au Queensland et dans le nord de la Nouvelle-Galles du Sud. Les prix du blé sur le Chicago Mercantile Exchange (CBOT) ont légèrement progressé sur les premiers contrats, à l’exception du contrat de mars, le contrat de décembre 2026 gagnant 0,25 cent par boisseau pour atteindre 683 cents par boisseau. Sur Euronext, les prix du blé ont franchi la barre des 240 euros la tonne, le contrat de décembre 2026 s’établissant à 241,50 euros la tonne et celui de mars 2027 à 243,50 euros la tonne. La hausse des prix du blé est soutenue par la prime de risque liée aux difficultés d’exportation en mer Noire, l’Estonie ayant interdit le transit du grain russe sur son territoire. L’Allemagne, en revanche, se dit prête à soutenir des routes alternatives pour l’exportation des céréales, tandis que la Roumanie et la Pologne ne sont pas prêtes à augmenter significativement le transit du grain ukrainien. Les prix du maïs sur le CBOT ont poursuivi leur baisse, le contrat de décembre 2026 perdant 4,5 cents par boisseau pour s’établir à 497,75 cents par boisseau. Sur Euronext, les cours du maïs ont rebondi pour la deuxième séance consécutive, le contrat de novembre 2026 gagnant 2,50 euros la tonne pour atteindre 269 euros la tonne. Les prix du maïs en Europe sont influencés par les craintes concernant la disponibilité européenne et une récolte décevante. En France, 67 % du maïs avait été récolté au 28 septembre, le reste bénéficiant de conditions de croissance stables. L’Égypte pourrait réduire ses importations de blé de 23 %, sa production nationale devant atteindre un niveau record de 10 millions de tonnes en 2026/27. Cela permettrait à l’Égypte de ramener ses importations à 12 millions de tonnes, le niveau le plus bas depuis 2022/23. À l’inverse, la production sud-africaine de blé devrait chuter à 1,81 million de tonnes, soit un recul de 5 % par rapport à l’année précédente. Les prix du sorgho ukrainien restent relativement stables malgré le début simultané des moissons de sorgho et de maïs. Le marché physique reste marqué par un écart important entre les attentes des producteurs et les offres des exportateurs, ces derniers se positionnant autour de 220 à 230 dollars la tonne CPT, tandis que les agriculteurs réclament plus de 250 dollars la tonne. L’Union européenne reste le principal débouché pour le sorgho ukrainien, les coûts de fret rendant actuellement l’origine ukrainienne moins compétitive vers l’Asie et le Moyen-Orient. Le rapport sur l’emploi américain, qui a révélé seulement 29 000 emplois créés en septembre contre 84 000 attendus, a entraîné un affaiblissement du dollar et une hausse de l’euro à 1,1253 dollar. Le taux de chômage aux États-Unis a également augmenté à 4,2 %. Ce matin à 6 h 50 (heure de Paris), le dollar s’est repris face à l’euro, qui s’échangeait à 1,1178 dollar. Le prochain rapport WASDE du département de l’Agriculture des États-Unis (USDA) est prévu pour le vendredi 9 octobre, un événement que les opérateurs suivront de près. La baisse des prix du maïs s’inscrit dans la tendance des cours du pétrole, le baril de Brent pour livraison en novembre reculant légèrement à 102,61 dollars, tandis que le WTI américain pour livraison en novembre perdait 2,53 % pour s’établir à 91,22 dollars. La préférence américaine pour une désescalade est notée, mais la position publique de Donald Trump rend difficile une sortie nette du conflit, même si l’Iran a déclaré qu’il n’y avait pas de solution militaire.