Les manifestations lycéennes parisiennes de 2026 ont suscité la solidarité de musiciens, d'enseignants et de militants, et Emmenez-moi est devenu un hymne de la contestation.
Les manifestants reçoivent un soutien solidaire
Lors de la manifestation lycéenne à Paris le 13 octobre 2026, des parents, des élèves, des enseignants et des musiciens ont organisé des actions de solidarité, apportant du matériel et un soutien à ceux qui participaient aux mobilisations.La musique devient le symbole de la contestation
Des musiciens de l'association Orchestre du Nouveau Monde ont joué des morceaux de Star Wars, Avengers, Pirates des Caraïbes et Emmenez-moi de Charles Aznavour, devenu un hymne de la mobilisation. Étienne Cognet, membre de l'orchestre et militant du parti de gauche, a déclaré que le groupe souhaitait être la « bande-son de la révolte » et que dix kilogrammes de partitions avaient été imprimés et distribués aux bénévoles.Les élèves expriment leurs inquiétudes pour l'avenir
Nour, 16 ans, élève de première au lycée Rosa-Parks de Saint-Denis, a exprimé ses inquiétudes pour l'avenir, citant notamment le remplacement des emplois par l'intelligence artificielle, la montée de l'extrême droite, une planète invivable et l'engagement dans l'armée. Elle a souligné que la solidarité des enseignants, des parents et des travailleurs lui apportait du réconfort.Des actions de solidarité portent sur la nourriture et le matériel
Le soutien matériel comprenait de la nourriture et des équipements de protection. Wissal, membre de l'association Parole Vulgaire, distribuait des sandwiches, du « Palestine Cola » et des bouteilles d'eau. L'association, avec Œil au beurre noir et le Comité populaire d'entraide et de solidarité d'Aubervilliers, s'était mobilisée pendant deux semaines pour approvisionner les blocus lycéens en Seine-Saint-Denis.Collecte de fonds et contributions locales
Leur cagnotte en ligne a dépassé les 25 000 euros, et les dons affluaient. Les sandwiches ont été préparés par le restaurant Darna à Montreuil, tandis que les plats ont été cuisinés par un habitant d'Ivry. Des agriculteurs ont également apporté des produits.Un soutien international pour les lycéens français
Greta Thunberg, militante écologiste suédoise, a rejoint le blocus du lycée Paul-Éluard à Saint-Denis et appelé à soutenir les lycéens français, qui font face, selon elle, à une « répression policière extrême » pour avoir réclamé leurs « droits fondamentaux ».Des étudiants universitaires s'engagent dans les manifestations
Des étudiants de l'enseignement supérieur ont également rejoint les manifestations. Anaïs, étudiante en architecture, a utilisé une imprimante 3D pour fabriquer des sifflets destinés aux manifestants. Ces sifflets servaient à signaler les blessés dans la foule.L'entraide passe aussi par des ressources concrètes
Les actions d'entraide comprenaient la distribution de « guides de manifestant » et de sérum physiologique pour apaiser les yeux irrités par les gaz lacrymogènes. Des enseignants, dont Aline et Aude du lycée Timbaud à Brétigny-sur-Orge, ont participé aux manifestations, exprimant leur colère face à la réponse du gouvernement aux revendications des élèves.Les manifestations s'étendent à l'Europe
Le mouvement a trouvé un écho dans d'autres pays européens, notamment en Belgique, en Italie, en Espagne et en Allemagne. Wissal, de Parole Vulgaire, a insisté sur la nécessité de faire converger les luttes pour soutenir la mobilisation.Bannières syndicales et objectifs communs
Des bannières syndicales étaient visibles dans les rues. Elvis, cheminot, a exprimé l'espoir que la lutte « s'élargisse » et que le 17 octobre soit un objectif commun. Les lycéens, tenus à distance de Matignon par des gaz lacrymogènes et des canons à eau, ont continué à danser sur la mélodie d'Emmenez-moi.