Les étudiants en mobilisation prolongée reçoivent des repas de solidarité de groupes locaux, ce qui renforce les liens et la détermination lors des manifestations.
Les mobilisés lycéens reçoivent un soutien alimentaire
Lundi 12 octobre, 200 tajines de kefta ont été livrés aux lycéens engagés dans une mobilisation qui dure, et les jeunes ont réagi avec enthousiasme.Une initiative lancée par des collectifs locaux
Lancée le 4 octobre par l'association Parole Vulgaire, le collectif Œil au beurre noir et le Comité populaire de solidarité et d'entraide mutuelle d'Aubervilliers, cette initiative vise à soutenir le mouvement lycéen par des appels aux dons et à des bénévoles.Des bénévoles apportent du matériel essentiel
Pendant la première semaine de blocage, les élèves pouvaient bloquer leur lycée, mais ils manquaient de matériel et de nourriture. Des bénévoles sont rapidement intervenus : du personnel hospitalier a fait don de masques, des particuliers ont imprimé des tracts et une habitante a proposé de cuisiner le tiep, un plat traditionnel sénégalais.Traiteurs et commerces locaux se mobilisent
Tarek, traiteur de La Cuisine de Souad, a mis à disposition son camionnette et ses économies personnelles pour fournir des repas. Le collectif Œil au beurre noir prévoit de financer des repas si nécessaire, tandis que des commerces du quartier, comme Darna et Panifixion, ont également rejoint l'effort en fournissant sandwichs, cookies et boissons.Les élèves saluent ce soutien
Au lycée Olympe de Gouges de Noisy-le-Sec, les élèves ont accueilli les livraisons de repas avec soulagement, soulignant que ces repas leur permettaient de rester mobilisés sans quitter l'établissement.La solidarité renforce les liens entre élèves
Cette solidarité a permis à des élèves de nouer de nouvelles amitiés et de se sentir plus matures. Au lycée Paul Robert des Lilas, la méfiance initiale envers les véhicules a laissé place à la reconnaissance envers le soutien des bénévoles.Les bénévoles étendent leur action
Wissal et Karelle, des groupes organisateurs, ont indiqué que le soutien ne cessait de croître, avec des demandes d'aide venues au-delà de la Seine-Saint-Denis. Malgré les difficultés logistiques, les bénévoles entendent poursuivre tant que la mobilisation durera, en veillant à soutenir les élèves sans prendre la direction du mouvement.