Renault adopte des méthodes d'ingénierie inspirées de la Chine pour accélérer et réduire les coûts de son futur SUV Rafale, afin de rivaliser avec les géants électriques comme Tesla et BYD.
Renault adopte des méthodes d'ingénierie inspirées de la Chine
Renault introduit une nouvelle approche d'ingénierie pour la prochaine génération de son SUV Rafale, inspirée des pratiques utilisées en Chine pour accélérer le développement des voitures et réduire les coûts. Cette démarche implique une réorganisation de sa structure d'ingénierie, déjà lancée en France.Une nouvelle structure d'ingénierie lancée en France
La nouvelle organisation de l'ingénierie a été inaugurée ce mois-ci en France, marquant le début d'une phase concrète pour le successeur du Rafale. Renault travaille à cette transformation depuis le développement de sa Twingo électrique, réalisée en grande partie en Chine.Simplification et réduction des effectifs prévues
Renault prévoit de simplifier considérablement ses processus d'ingénierie, avec une possible réduction de 20 % des effectifs d'ici à la fin de 2027. Cette évolution sera accompagnée d'un vaste programme de formation axé sur l'électrification et le développement logiciel.Moins de modules pour des décisions plus rapides
Philippe Brunet, directeur de la technologie de Renault, a expliqué que la nouvelle configuration répartit les projets automobiles en moins de 30 modules, soit environ un tiers de moins que les 45 actuels. Ce changement vise à réduire le nombre de personnes impliquées et à accélérer la prise de décision.Un successeur électrique du Rafale visé pour 2028
Le successeur 100 % électrique du Rafale devrait être lancé d'ici à la fin de 2028, après deux années de développement. Ce calendrier correspond à la période de développement de la Twingo électrique de Renault.La nouvelle organisation s'applique à d'autres projets électriques
La nouvelle approche d'ingénierie sera également utilisée pour deux autres projets électriques gérés par la division française de Renault : la nouvelle Scénic et une importante mise à jour de la populaire R5. Ces projets bénéficieront des processus rationalisés actuellement mis en place.La collaboration avec l'entité chinoise ACDC se poursuit
Renault poursuivra son partenariat avec sa filiale chinoise ACDC pour les projets de véhicules et l'intelligence embarquée. Pour chaque module, Renault prévoit de sélectionner au moins une entreprise chinoise comme fournisseur.Renault face à des constructeurs plus grands
Plus petit des constructeurs automobiles traditionnels, Renault se mesure à des groupes plus importants comme Volkswagen et Stellantis. Comme eux, il doit investir dans l'électrification, le design et le logiciel tout en réduisant ses coûts et ses délais, notamment face à la montée en puissance des concurrents chinois.Renault mise sur une innovation technologique concrète
Brunet a abordé la nécessité d'innover sur un marché dominé par des pionniers de la voiture électrique comme Tesla et BYD. Il a souligné que Renault privilégie des avancées technologiques concrètes plutôt que des fonctionnalités spectaculaires, affirmant que la Renault 5 bénéficie d'une forte image technologique auprès des clients.