Warda Carles reçoit une amende de stationnement

Warda Carles, une femme de 45 ans originaire de Marssac-sur-Tarn, amputée des quatre membres, a reçu une amende de 375 euros pour s'être garée sur une place réservée aux personnes handicapées à Toulouse. Cette amende a été dressée par un système de contrôle automatisé, qui pose des difficultés aux personnes handicapées.

Une amende fondée sur une réglementation peu claire

L'amende a été dressée en application de l'article R417-11 du Code de la route, qui sanctionne le fait de « stationner de manière très gênante sur un emplacement réservé aux véhicules titulaires d'une carte de stationnement pour personnes handicapées ». Warda Carles disposait d'une carte mobilité inclusion (CMI) délivrée par le département du Tarn, mais celle-ci ne comportait pas la mention spécifique « stationnement pour personnes handicapées », que la ville de Toulouse exige pour bénéficier d'un stationnement gratuit sur les emplacements réservés.

Warda Carles se heurte à des difficultés dans les démarches

Warda Carles a découvert l'amende plusieurs mois après son émission, et le montant a été prélevé sur ses comptes courant et d'épargne. Elle affirme avoir été renvoyée d'un service à l'autre lorsqu'elle a tenté de contester l'amende, une situation qu'elle décrit comme la « faisant tourner en rond ».

La ville explique la procédure

La ville de Toulouse explique que la carte CMI doit être enregistrée au préalable pour être reconnue par les systèmes automatisés. Warda Carles s'est rendue au poste de police municipale, où elle a été informée de la différence entre le stationnement payant et le stationnement gênant. Elle n'a toutefois pas contesté l'amende dans le délai légal de 45 jours.

Les systèmes automatisés à l'origine de problèmes généralisés

Le cas de Warda Carles n'est pas isolé. Depuis 2018, des systèmes automatisés de lecture de plaques d'immatriculation (LAPI) sont utilisés dans les villes, suscitant de nombreuses plaintes de personnes handicapées. Ces systèmes ne détectent souvent pas la présence d'une carte CMI, ce qui entraîne des amendes injustifiées.

Des appels à de meilleures solutions

Pascal Kazmierczak, militant pour les droits des personnes handicapées, a lancé une pétition réclamant un badge RFID universel pouvant être détecté par les véhicules LAPI. Il soutient que les systèmes actuels créent des obstacles inutiles pour les personnes handicapées, et souligne que la carte CMI-S est un document personnel, qui n'est pas rattaché à un véhicule en particulier.