Le 3 septembre, la cour d'appel de Lyon a acquitté sur motifs procéduraux la militante du mouvement de droite Mila Orriols. Cette décision est intervenue après qu'elle ait été initialement condamnée en première instance le 16 décembre à 2 000 euros d'amende avec sursis, ainsi qu'à verser 1 000 euros à la Ligue des droits de l'homme (LDH), sur la base d'un tweet qu'elle avait posté et supprimé dans les dix minutes qui ont suivi. Dans ce tweet, elle avait fait des remarques dégradantes sur les familles du Maghreb, suggérant que beaucoup étaient « consanguins » (c'est-à-dire liés par le sang, souvent dans le contexte des relations familiales proches) et les décrivant comme ayant « des visages déformés et assez laids et de très petits frontaux ». Elle avait également fait référence à des « migrants chéloniens » attaquant des personnes dans les rues. Lors de l'audience d'appel, le procureur a confirmé que la nature raciste des insultes était claire. Cependant, l'appel a été rejeté en raison d'une question procédurale liée à la manière dont les faits avaient été caractérisés. Initialement, le parquet avait considéré que les insultes étaient dirigées spécifiquement vers la plaignante. Cependant, le procureur général a ensuite reconnu que les commentaires ciblaient toute la communauté maghrébine, et non uniquement une personne. En octobre 2025, lors du procès en première instance, Mila a exprimé ses regrets d'avoir « offensé certaines personnes ». Elle a admis avoir été « maladroite », mais a toutefois insisté sur sa « totale liberté d'expression ». Le procureur de la plaignante, Marine Martens, a exprimé sa déception face à l'acquittement. Elle a déclaré : « Je regrette sincèrement d'avoir offensé certaines personnes », tout en notant que l'erreur procédurale avait permis à Mila d'être considérée comme non coupable, malgré les éléments factuels contre elle. Le conseil de Mila, Robinson Barbier, a critiqué la condamnation initiale comme « une défaite pour la liberté d'expression », renforçant l'argument juridique selon lequel le dossier avait été mal géré en première instance. Ce cas souligne les débats en cours en France sur les limites de la liberté d'expression et sur la manière dont les propos racistes ou discriminatoires en ligne sont traités par la justice.