Pour son intention de prière d’octobre, le pape Léon XIV confie au Seigneur les personnes souffrant d’anxiété, de dépression ou d’autres maladies mentales. Il appelle l’Église à soutenir ces individus sans jugement ni exclusion. Dans un message diffusé le 1er octobre par le Réseau mondial de prière du pape, le pontife a dédié sa prière aux « soins pastoraux en santé mentale », un terme désignant les efforts de l’Église pour offrir un soutien spirituel et émotionnel à ceux qui luttent contre des problèmes de santé mentale. Dans sa prière, Léon XIV évoque les « blessures silencieuses » qui passent souvent inaperçues et demande pardon « pour les fois où nous avons détourné le regard », ce qui, selon lui, a contribué à la stigmatisation et à la discrimination envers les personnes atteintes de troubles mentaux. Le pape prie pour que l’Église devienne une « maison accueillante », une communauté qui « accompagne et n’exclut jamais », « écoute sans juger » et « s’approche sans crainte ». Il confie également au Seigneur ceux qui prennent soin des souffrants – professionnels, proches et bénévoles – et leur demande « force et compassion ». Cette intention s’inscrit dans le contexte d’une crise mondiale de la santé mentale, touchant plus d’un milliard de personnes dans le monde. Selon l’Atlas mondial de la santé mentale 2024 de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), une personne sur sept vit aujourd’hui avec un trouble mental. Le Réseau mondial de prière du pape souligne que les dépenses publiques mondiales en santé mentale « ne représentent encore que 2 % des budgets de santé », et l’accès aux soins reste très inégal selon les pays. À l’échelle mondiale, on compte en moyenne 13 professionnels de santé mentale pour 100 000 habitants, avec des disparités marquées entre pays à revenu élevé et pays à faible revenu. Cette intention de prière fait écho aux propos tenus par Léon XIV lors de son voyage apostolique en France. Le 27 septembre, lors de sa rencontre avec les malades et leurs accompagnateurs à Lourdes, le pape a évoqué ceux qui viennent confier à Jésus leurs « souffrances physiques, psychologiques ou spirituelles ». Il a également rappelé que, face à certaines maladies et douleurs, l’horizon peut parfois sembler « sombre, incertain, sans issue », avant d’exhorter les soignants à « accompagner les malades avec tendresse ». « En guérissant les corps, vous guérissez aussi les âmes », a affirmé le pontife. La prière, qui s’achève par une bénédiction chrétienne traditionnelle, souligne le rôle de l’Église dans l’offre de compassion et de soutien à ceux qui luttent contre des problèmes de santé mentale. Elle demande la force d’intégrer les soins en santé mentale dans la vie et la mission des communautés et de l’Église elle-même, afin de devenir un « signe vivant de Ta miséricorde ». Cette prière reflète une prise de conscience croissante au sein des institutions religieuses de l’importance de traiter la santé mentale comme une composante essentielle des soins spirituels et sociaux.