La commission du budget du Parlement européen a proposé d’augmenter les financements de la Politique agricole commune (PAC) dans le cadre de sa position sur le budget de l’UE pour 2027, finalisée le 5 octobre. La PAC est une politique majeure de l’Union qui soutient les agriculteurs et le développement rural dans les États membres. Les parlementaires demandent une rallonge de 85 millions d’euros pour le premier pilier de la PAC, appelé Feaga, qui couvre les aides directes aux agriculteurs, ainsi que 20 millions d’euros supplémentaires pour soutenir les jeunes agriculteurs. Cela représenterait une hausse totale de 105 millions d’euros pour les financements liés à l’agriculture. Les eurodéputés poussent également pour le rétablissement d’un milliard d’euros de crédits que le Conseil de l’UE avait proposé de supprimer. Ils estiment que la réduction de la dette ne doit pas se faire au détriment de programmes essentiels pour répondre aux défis actuels, comme la sécurité alimentaire et le développement rural. Le Parlement européen votera sur le budget 2027 de l’UE lors d’une session plénière du 19 au 22 octobre. Après ce vote, le Parlement et les États membres devront négocier et parvenir à un accord sur le budget définitif. En plus des fonds agricoles, la commission du budget a demandé 85 millions d’euros pour le programme Life, dédié à la protection de l’environnement et à la durabilité. Elle réclame également 80 millions d’euros pour le mécanisme de protection civile, largement sollicité cet été pour lutter contre les incendies de forêt dans l’UE. Ces feux ont causé d’importants dégâts aux écosystèmes et aux communautés, soulignant la nécessité de renforcer les ressources dédiées à la réponse aux urgences. Ces propositions budgétaires reflètent une volonté plus large de concilier les impératifs financiers avec la nécessité de répondre à des enjeux pressants, tels que le changement climatique, la protection de l’environnement et la durabilité des pratiques agricoles. Le budget final dépendra des négociations entre le Parlement européen, les États membres et le Conseil de l’UE, afin de garantir que toutes les priorités soient suffisamment financées.