Le funiculaire unique de 1,5 km de Laon, en France, a cessé en 2016 après des rénovations coûteuses ; son avenir reste incertain, entre débats sur sa préservation et sa démolition.
Ligne de funiculaire historique à Laon
La ligne relie la basse ville de Laon à la haute ville sur une distance de 1,5 km, avec une pente raide de 13 pour cent et trois stations, dont la station Vaux. Elle a fonctionné de 1989 à 2016, en utilisant un système unique qui combine des caractéristiques du métro et du funiculaire.Historique de la conception et de la construction
Le funiculaire a été conçu par un constructeur basé en Isère, réputé pour ses ascenseurs mécaniques. Il utilisait des pneus tractés par un câble, avec deux funiculaires reliés à la station intermédiaire. La ligne suivait le tracé d'un ancien chemin de fer à crémaillère qui avait fonctionné de 1899 à 1971, en réutilisant son viaduc et son tunnel.Construction et financement
La construction de la ligne a commencé en 1983 et a duré six ans. L'État a financé environ 87 pour cent du projet, avec le soutien du ministère des Transports et de la Délégation générale à la recherche scientifique et technique. Le coût initial a été annoncé à 100 millions de francs, bien que les frais d'exploitation n'aient pas été entièrement couverts par les recettes.Fréquentation et fermeture
La ligne transportait environ 1 500 passagers par jour, selon une source, soit 500 000 par an, selon un responsable local. Ces chiffres ne sont pas officiellement confirmés. En 2016, une inspection majeure a estimé à 15 millions d'euros les travaux nécessaires pour mettre la ligne aux normes, ce qui a entraîné sa fermeture et son remplacement par des bus.Évolutions après la fermeture
Après la fermeture, la ligne a été provisoirement protégée comme monument historique en mars 2017, mais certains éléments, comme les câbles et les installations électriques, ont été retirés à la fin de 2017. Les stations Vaux et Hôtel-de-ville ont été abandonnées, tandis que la station Gare est restée utilisée par une agence de bus. Un contrat de 2020 proposait de transformer ou de détruire les rails, et une inspection de 2022 s'est concentrée sur une reconversion plutôt que sur une reprise du service.Situation actuelle et projets d'avenir
Une étude de voie verte a été inscrite au budget de la ville pour 2023, et une question écrite a porté le dossier à l'Assemblée nationale en 2023. Toutefois, les sources actuelles ne confirment pas si la démolition a commencé ni si une voie verte a été créée. La ligne est unique en France, ce qui rend sa préservation ou sa réutilisation particulièrement complexe si ses rails venaient à être retirés.