La fermeture de Val-de-Marne Tourisme met en lumière les difficultés financières du secteur touristique français, suscitant des craintes pour l'avenir des institutions touristiques régionales.
Val-de-Marne Tourism officiellement dissous
Val-de-Marne Tourism, une organisation importante du secteur touristique régional, a été officiellement liquidée à la suite d'une décision de justice rendue le 29 septembre 2026. La fermeture fait suite à une procédure de sauvegarde engagée en juillet 2026, mais aucune solution financière viable n'a pu être trouvée pour l'empêcher.Des difficultés financières à l'origine de la fermeture
L'organisation a dû faire face à de graves difficultés financières, liées aux coupes budgétaires et aux mesures d'austérité imposées par les collectivités locales. Elle a perdu sa subvention annuelle de 900 000 euros, ce qui a entraîné le licenciement des 12 salariés, sans possibilité de reclassement. Faute de soutien financier, il lui était impossible de poursuivre ses activités.Des conséquences pour l'écosystème touristique local
La fermeture a fragilisé l'ensemble des infrastructures touristiques de la région. Christophe Arietano, président du Club des hôteliers du Val-de-Marne, a déclaré que l'organisation était l'un des membres les plus actifs du club et que sa disparition entraînera la mise en sommeil de ce dernier. D'autres fermetures sont prévues d'ici la fin de l'année 2026 pour Gironde Tourisme, et des structures similaires ont déjà disparu dans la région Pays de la Loire.Inquiétudes sur le financement lors d'un congrès touristique
Lors du congrès ADN Tourisme 2025, dirigeants et salariés ont exprimé leurs inquiétudes quant à l'avenir des structures touristiques, en raison de problèmes de financement. Olivier Amblard, administrateur d'ADN Tourisme, a souligné que des organisations comme les CDT et les CRT dépendent fortement des subventions des collectivités locales, lesquelles sont sous pression en raison des finances publiques et de la hausse des coûts.Le débat autour de la taxe de séjour
La taxe de séjour annuelle, qui rapporte environ 700 000 euros, fait l'objet d'un débat. Certains estiment que cet argent devrait soutenir le développement touristique, tandis que d'autres affirment qu'il est redirigé vers d'autres projets, comme les pistes cyclables ou les événements. Cette réaffectation est actuellement en discussion dans le cadre des débats parlementaires sur le PLF 2027.La nécessité d'une nouvelle politique touristique
La fermeture a relancé le débat sur la nécessité d'une nouvelle approche de la politique touristique, fondée sur la collaboration avec les communes, les EPT et d'autres partenaires afin de construire un modèle durable. Hélène Sallet-Lavorel, ancienne directrice de Val-de-Marne Tourism, a souligné que la région compte très peu d'offices de tourisme, un seul office intercommunal étant en activité.Avenir incertain pour Explore Paris
L'avenir de la plateforme Explore Paris, un projet commun avec le Département de la Seine-Saint-Denis, est également incertain. Mélanie Nowak a proposé de remplacer le CDT 94 par des EPT au sein du GIE, mais cette option semble compliquée à mettre en œuvre. La disparition de Val-de-Marne Tourism pourrait annoncer d'autres changements dans le secteur, alors que certaines formations politiques envisagent de réduire les dépenses en supprimant des agences publiques.