Il y a vingt ans, la journaliste russo-américaine Anna Politkovskaïa était assassinée à Moscou. Son travail s’est concentré sur les droits humains et les conflits en Tchétchénie, et elle est devenue un symbole de l’intégrité journalistique face au danger. Pour honorer son héritage, l’écrivain français Jean-François Bouthors a écrit un roman intitulé La Vengeance d’Anna P., dans lequel Politkovskaïa est la narratrice. Dans un entretien accordé au quotidien français Ouest-France, Bouthors a expliqué qu’il avait choisi Politkovskaïa comme narratrice du roman en raison de son courage et de son engagement en faveur de la vérité. « Elle reste pour moi un guide dans la manière de pratiquer le journalisme », a-t-il déclaré, soulignant son influence sur sa façon d’écrire et de raconter des histoires. Le roman de Bouthors est une œuvre de fiction qui explore des thèmes comme la justice, la résistance et les responsabilités morales des journalistes. En empruntant la voix de Politkovskaïa, il cherche à refléter les défis auxquels sont confrontés ceux qui couvrent la guerre et l’injustice. Ce livre s’inscrit dans un débat plus large sur le rôle du journalisme dans la société et les risques que prennent les journalistes pour révéler des vérités dérangeantes. L’ouvrage a suscité des discussions sur les dangers encourus par les journalistes dans le monde et l’importance de préserver la liberté de la presse. Bouthors espère qu’en donnant une voix à Politkovskaïa dans la fiction, les lecteurs se souviendront des luttes et des sacrifices réels de ceux qui cherchent à informer le public, même au prix de risques personnels considérables.