La Banque africaine de développement émet sa première obligation en dirhams, levant 1 milliard de dirhams pour soutenir des projets locaux et réduire le risque de change.
BAD émet sa première obligation libellée en dirhams
La Banque africaine de développement (BAD) a émis sa première obligation libellée en dirhams marocains, pour un montant de un milliard de dirhams, soit environ 102 millions de dollars américains. Cette obligation, proposée par voie de placement privé auprès d’investisseurs qualifiés, a une échéance de sept ans et un taux d’intérêt variable indexé sur le MONIA (Moroccan Overnight Index Average), un taux de référence clé du marché monétaire marocain.La BAD active sur les marchés de capitaux
Cette émission s’inscrit dans une série d’opérations de levée de fonds récemment menées par la BAD. Deux jours plus tôt, le 28 octobre, elle a émis une obligation sociale de deux milliards de dollars de Hong Kong (environ 255 millions de dollars américains), d’une échéance de cinq ans. Cette opération faisait suite à une émission similaire de trois milliards de dollars de Hong Kong en mars. Plus tôt en octobre, la banque avait également levé 2,5 milliards de dollars américains, après avoir émis un milliard d’euros (1,12 milliard de dollars américains) le 14 octobre.La BAD a déjà utilisé des monnaies africaines
Le recours à des monnaies africaines pour les obligations de la BAD n’est pas nouveau. Dès 2005, la banque a émis une obligation de 300 millions de pulas botswanais (environ 21,7 millions de dollars américains). Elle a ensuite emprunté en ouguiyas…
Correction de ma part : voici la traduction complète et exacte :BAD émet sa première obligation libellée en dirhams
La Banque africaine de développement (BAD) a émis sa première obligation libellée en dirhams marocains, pour un montant de un milliard de dirhams, soit environ 102 millions de dollars américains. Cette obligation, proposée par voie de placement privé auprès d’investisseurs qualifiés, a une échéance de sept ans et un taux d’intérêt variable indexé sur le MONIA (Moroccan Overnight Index Average), un taux de référence clé du marché monétaire marocain.La BAD active sur les marchés de capitaux
Cette émission s’inscrit dans une série d’opérations de levée de fonds récemment menées par la BAD. Deux jours plus tôt, le 28 octobre, elle a émis une obligation sociale de deux milliards de dollars de Hong Kong (environ 255 millions de dollars américains), d’une échéance de cinq ans. Cette opération faisait suite à une émission similaire de trois milliards de dollars de Hong Kong en mars. Plus tôt en octobre, la banque avait également levé 2,5 milliards de dollars américains, après avoir émis un milliard d’euros (1,12 milliard de dollars américains) le 14 octobre.La BAD a déjà utilisé des monnaies africaines
Le recours à des monnaies africaines pour les obligations de la BAD n’est pas nouveau. Dès 2005, la banque a émis une obligation de 300 millions de pulas botswanais (environ 21,7 millions de dollars américains). Elle a ensuite emprunté en Ouganda et levé 12,95 milliards de nairas nigérians en 2014, soit environ 80 millions de dollars américains à l’époque, afin de financer de petites entreprises et des infrastructures. D’autres opérations similaires ont suivi, notamment une émission de 200 millions de rands sud-africains en 2022 et plusieurs obligations indexées sur des monnaies comme le cedi ghanéen et le shilling kényan.La BAD participe au marché obligataire de l’UEMOA
Dans l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), la BAD participe au marché obligataire en tant qu’investisseur. En octobre 2025, elle a approuvé une souscription potentielle allant jusqu’à 15 milliards de francs CFA dans une obligation sociale de 60 milliards de francs CFA destinée à financer le programme « Électricité pour tous » en Côte d’Ivoire.L’obligation en dirhams ouvre de nouvelles perspectives
L’utilisation du dirham marocain par la BAD, qui bénéficie de la note AAA des principales agences de notation internationales, offre de nouvelles opportunités d’investissement aux investisseurs institutionnels locaux. Banques, assureurs et gestionnaires d’actifs peuvent désormais investir dans des obligations multilatérales de premier ordre libellées dans la monnaie nationale. Toutefois, la BAD n’a pas communiqué l’identité des souscripteurs de l’obligation ni la répartition de ses détenteurs.La BAD veut développer les prêts en monnaie locale
Cette émission devrait aider la BAD à développer des prêts libellés en dirhams. En levant directement des fonds dans la monnaie locale, la banque peut financer des projets générant des revenus en monnaie locale, ce qui réduit sa dépendance au dollar et à l’euro et atténue les risques de change. La BAD prévoit également de constituer un portefeuille de liquidités en dirhams, en utilisant potentiellement une partie de ses réserves de change. Le choix du Maroc reflète des liens financiers de longue date, la banque ayant investi près de 15 milliards d’euros dans plus de 150 projets dans des secteurs tels que les transports, l’énergie et l’agriculture depuis 1978.