Vérifier ses comptes à répétition est courant

De nombreuses personnes consultent fréquemment leurs comptes bancaires via des applications ou d'autres moyens, souvent sans s'en rendre compte. Il s'agit notamment de regarder les soldes, les opérations récentes et les virements en attente. Ce comportement ne concerne pas uniquement les personnes en difficulté financière et se retrouve dans toutes les situations financières.

L'argent est une source majeure de stress

Selon l'American Psychological Association (APA), 66 % des femmes et 61 % des hommes ont désigné l'argent comme une source importante de stress dans le rapport Stress in America 2024. Ce constat est resté stable depuis la première enquête de l'APA en 2007, ce qui montre que le stress financier est lié à l'incertitude plutôt qu'au seul montant d'argent dont on dispose.

La consultation des comptes est liée à l'incertitude

Une étude menée auprès de 1 046 adultes a révélé que le besoin de contrôler tous les aspects de la vie peut entraîner un doute chronique et un désir de réassurance. Pourtant, chercher à se rassurer en consultant ses comptes peut, à long terme, entretenir l'anxiété. Chaque vérification procure un soulagement temporaire, mais renforce l'habitude et rend sa répétition plus probable.

L'humeur influence ce comportement

Des recherches menées en 2009 ont montré que les personnes ont tendance à consulter davantage leurs comptes après une bonne nouvelle, alors qu'elles peuvent éviter de le faire après une mauvaise nouvelle. Ce comportement est appelé « effet autruche » : les individus vérifient leurs comptes soit pour profiter d'un solde stable, soit pour réduire une anxiété générale.

Maîtriser cette habitude peut réduire le stress

Si la consultation de ses comptes devient préoccupante ou perturbe la vie quotidienne, des stratégies comme désactiver les notifications, fixer un moment précis chaque semaine pour les consulter ou parler à un proche peuvent être utiles. Si le stress persiste, consulter un psychologue peut aider à identifier et à traiter les causes profondes.