En avril 2019, Israël a tenté d’écrire une page d’histoire avec Beresheet, un atterrisseur lunaire développé par la société privée SpaceIL avec le soutien de l’Agence spatiale israélienne. La mission avait pour objectif de faire d’Israël la quatrième nation à réussir à poser un engin spatial sur la Lune. La descente s’est déroulée sans encombre dans un premier temps, les moteurs de l’appareil ralentissant sa vitesse pour préparer l’atterrissage. Cependant, peu avant le contact avec le sol lunaire, les contrôleurs de mission ont remarqué que l’atterrisseur descendait plus vite que prévu pour son altitude.
Un redémarrage soudain d’une des unités de mesure inertielle de Beresheet – des dispositifs mesurant la vitesse et l’accélération – a provoqué une perte temporaire des signaux de télémesure, ces flux de données utilisés pour surveiller l’état d’un vaisseau spatial. Les ingénieurs ont tenté de résoudre le problème en entrant manuellement une commande dans l’ordinateur de bord. Selon l’ingénieur Yoav Landsman, cette commande devait corriger le dysfonctionnement du capteur, mais elle a en réalité déclenché une réaction en chaîne inattendue, entraînant l’arrêt définitif du moteur principal. Sans propulsion pour ralentir sa descente, Beresheet a perdu le contact et s’est probablement écrasé à la surface de la Lune.
L’atterrisseur transportait une capsule de la Arch Mission Foundation contenant des milliers de tardigrades – de minuscules invertébrés résistants, connus pour leur capacité à survivre dans des conditions extrêmes, comme des températures glaciales ou une forte exposition aux radiations. Ces créatures microscopiques avaient été embarquées non pas pour prospérer sur la Lune, mais pour préserver un enregistrement biologique dans l’éventualité d’une catastrophe majeure sur Terre. L’accident a dispersé les tardigrades parmi les débris de l’atterrisseur, suscitant des débats sur la protection planétaire et les responsabilités éthiques des missions spatiales privées impliquant du matériel biologique.
Malgré cet échec, Israël est devenu le septième pays à placer un engin en orbite lunaire, et la mission a fourni des données techniques utiles pour de futurs projets spatiaux privés. L’accident a mis en lumière les risques liés à la dépendance aux systèmes automatisés lorsque des interventions manuelles sont effectuées à des moments critiques. L’incident reste un sujet de discussion dans le contexte des missions spatiales privées à moindre coût, alors que de plus en plus d’entités non gouvernementales cherchent à participer à l’exploration lunaire. Le sort des tardigrades, désormais figés en état de dormance parmi les débris lunaires, continue de fasciner scientifiques et grand public.
L'atterrisseur lunaire israélien Beresheet s'écrase en raison d'une commande manuelle pendant la descente
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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