Un médicament non hormonal approuvé contre les symptômes de la ménopause

Veoza, connu sous le nom de fezolinetant, est un traitement non hormonal approuvé dans plusieurs régions, dont l'Australie et l'Europe, pour la prise en charge des bouffées de chaleur et des sueurs nocturnes liées à la ménopause. Il agit en bloquant le récepteur de la neurokinine 3 (NK3), impliqué dans le système de régulation de la température corporelle.

Un mécanisme différent des traitements hormonaux

Contrairement aux traitements hormonaux, qui compensent la baisse d'œstrogènes pendant la ménopause, Veoza cible une voie biologique différente. Il empêche la neurokinine B d'envoyer les signaux qui provoquent une activité corporelle excessive, offrant ainsi une alternative aux personnes qui ne peuvent pas recourir aux thérapies hormonales.

Les essais cliniques démontrent son efficacité

Des essais cliniques ont montré que Veoza peut réduire la fréquence des bouffées de chaleur et des sueurs nocturnes modérées à sévères. Les femmes sous ce médicament sont passées d'environ 10 à 12 épisodes quotidiens à 4 ou 5, contre 6 ou 7 chez celles qui recevaient un placebo.

Des préoccupations de sécurité en France

En France, l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a placé Veoza sous surveillance en raison de signalements de lésions hépatiques graves. Les autorités sanitaires recommandent de réaliser des tests de la fonction hépatique avant le début du traitement, puis un suivi régulier pendant les neuf premiers mois.

Coût et disponibilité en Australie

Veoza a été approuvé en Australie en mars 2024, à une dose de 45 mg par jour. Toutefois, il n'est pas pris en charge par le Pharmaceutical Benefits Scheme (PBS), ce qui signifie que les patientes doivent payer entre 75 et 80 dollars australiens par mois. Il est disponible sur ordonnance et aucune durée maximale de traitement n'a été fixée.

Une alternative non hormonale pour certaines patientes

Veoza est considéré comme une alternative pour les femmes qui ne peuvent pas utiliser de traitements hormonaux en raison d'effets secondaires ou de cancers hormonodépendants. Une vaste enquête a révélé qu'une femme sur dix souffrant de symptômes vasomoteurs ne pouvait pas recourir à un traitement hormonal, ce qui souligne le besoin d'options non hormonales.

Sécurité à long terme et traitements plus récents

Si les essais cliniques montrent que Veoza est efficace jusqu'à un an, sa sécurité et son efficacité à long terme dans des situations de santé complexes sont encore en cours d'évaluation. De nouveaux médicaments comme Lynkuet (elinzanetant), qui ciblent à la fois les récepteurs NK1 et NK3, ont été approuvés dans certaines régions et pourraient présenter moins de risques hépatiques. Des recherches sont en cours pour évaluer ces médicaments chez d'autres groupes de patients, notamment les hommes suivant un traitement de privation androgénique pour un cancer de la prostate.