Une méta-analyse associe les aliments ultratransformés à un risque accru de cancers digestifs, les viandes industrielles représentant la plus grande menace.
Une étude relie les aliments ultra-transformés à un risque accru de cancer
Une méta-analyse publiée par l'hôpital de médecine chinoise de Nanjing le 15 juillet 2026 indique que les aliments ultra-transformés, en particulier les produits carnés industriels, sont associés à un risque accru de cancers de l'appareil digestif. L'étude a rassemblé les données de quatre millions de participants répartis dans huit pays, dont la France, le Royaume-Uni et les États-Unis.L'analyse a porté sur plusieurs études
L'analyse comprenait quatorze études publiées entre 2019 et 2025, dont neuf suivaient les participants pendant plusieurs années et cinq comparaient des patients atteints de cancer à des personnes en bonne santé. Ces études visaient à mieux comprendre les effets à long terme sur la santé de la consommation d'aliments fortement transformés.Le risque varie selon le type d'étude
Les études ont montré que les plus gros consommateurs d'aliments ultra-transformés présentaient un risque de cancers digestifs supérieur de 12 % à celui des plus petits consommateurs, tandis que les études comparant des patients à des personnes en bonne santé faisaient état d'une hausse de 42 %. Toutefois, ce chiffre est considéré comme fragile, car il repose sur les souvenirs des participants concernant leur alimentation passée.L'accent sur les aliments fortement transformés
La méta-analyse s'est concentrée sur les produits du groupe NOVA 4, la catégorie la plus transformée de la classification NOVA. Les auteurs ont jugé chaque étude de bonne qualité, ce qui indique que les méthodes de recherche étaient fiables et cohérentes dans l'ensemble.Les risques de cancer varient selon le type
Les résultats indiquent que le risque de cancer colorectal augmente de 14 à 22 % selon le segment du côlon, tandis que le risque de cancer de l'estomac augmente de 43 %. Les données sur les cancers de l'œsophage et du pancréas restent trop limitées pour tirer des conclusions, ce qui souligne la nécessité de poursuivre les recherches dans ces domaines.