Les éditeurs exigent transparence et juste rémunération pour l'utilisation de données d'entraînement de l'IA, en lançant l'« Appel de Francfort » lors de la Foire du livre de Francfort.
Frankfurt Book Fair launches copyright appeal
Lors de la 78e Foire du livre de Francfort, la Börsenverein des Deutschen Buchhandels, qui représente 120 éditeurs, a présenté l'« Appel de Francfort ». Cet appel demande à la Commission européenne, au Parlement européen et au gouvernement allemand d'exiger la transparence sur la manière dont les œuvres protégées sont utilisées pour entraîner les systèmes d'intelligence artificielle.Appeal demands detailed data disclosure
L'Appel de Francfort demande que les fournisseurs d'IA divulguent les « données d'entraînement concrètes pour chaque œuvre », afin que les titulaires de droits puissent identifier les livres ou textes précis utilisés pour l'entraînement de l'IA. Cette exigence va plus loin que la loi européenne sur l'IA actuelle, qui impose seulement des résumés des données d'entraînement, et non un inventaire complet des œuvres individuelles.Call for fair compensation and licensing
L'appel propose également la création d'un « marché des licences doté de modèles de revenus équitables » afin que les éditeurs soient rémunérés pour l'utilisation de leurs catalogues. Il vise l'exception européenne de fouille de textes et de données, qui autorise certaines reproductions d'œuvres légalement accessibles, à condition que les titulaires de droits ne l'aient pas expressément interdit.Support from major publishing entities
L'Appel de Francfort a reçu le soutien de grands groupes d'édition tels que Penguin Random House Verlagsgruppe, Holtzbrinck Buchverlage et la Fédération des éditeurs européens (FEP). Les discussions se poursuivent à la foire quant à la possibilité d'engager des poursuites judiciaires avant que les nouvelles réglementations sur l'IA ne soient définitivement adoptées.Dutch publishers launch AI regulation platform
Des éditeurs néerlandais ont lancé Bookpact.ai, une plateforme commerciale qui permet aux entreprises d'IA d'utiliser des livres uniquement avec le consentement de l'éditeur. La plateforme fonctionne selon le principe de l'adhésion volontaire (opt-in), donnant aux éditeurs davantage de contrôle sur la manière dont leurs contenus sont utilisés.Japan develops AI text conversion tool
Au Japon, la Bibliothèque nationale de la Diète développe NDLOCR-Lite, un outil gratuit qui convertit des images de livres japonais en texte sans nécessiter de processeur graphique dédié. L'objectif est de rendre les collections historiques plus accessibles, tout en pouvant faciliter l'entraînement de l'IA.Australia opposes AI copyright changes
En Australie, 17 organisations représentant l'édition, les médias et les arts ont demandé au gouvernement de ne pas rouvrir les lois sur le droit d'auteur au profit des entreprises d'IA. Elles estiment que l'utilisation des œuvres protégées doit faire l'objet de licences négociées, et non d'exceptions automatiques.China warns against AI use in books
La maison d'édition chinoise Huaxia a commencé à inclure, dans certains livres, des mentions indiquant que leur contenu ne peut pas être utilisé pour entraîner l'IA. Toutefois, l'application de cette restriction reste techniquement difficile, car elle repose sur le respect de la règle plutôt que sur des barrières techniques.Global concerns about AI and copyright
Partout dans le monde, les inquiétudes concernant l'impact de l'IA sur le droit d'auteur, la transparence et la qualité des contenus ne cessent de croître. Aux États-Unis, une enquête menée auprès de 559 professionnels du secteur du livre révèle que l'IA est utilisée, mais suscite des inquiétudes quant aux questions juridiques et éthiques. En France, un chercheur a démontré que les liseuses Kindle pouvaient être vulnérables à des attaques via des sites web malveillants, ce qui soulève des préoccupations en matière de sécurité pour les appareils connectés.