Le marché montre des signes de stabilisation

Le marché immobilier français au troisième trimestre 2026 montre des signes de stabilisation, avec une hausse de l'offre et un ralentissement de la demande, selon l'Observatoire immobilier de Bien'ici. L'étude, fondée sur les données de plus d'un million d'annonces immobilières publiées sur le portail, indique que le marché connaît un déséquilibre croissant entre les biens disponibles et ceux que recherchent les acheteurs.

Évolution du comportement des acheteurs

Le rebond estival traditionnel de l'activité immobilière a bien eu lieu, mais il a été moins marqué qu'en 2025. Les acheteurs font preuve de plus de prudence, sous l'effet de facteurs tels que la rentrée scolaire, l'élection présidentielle à venir, la hausse des taux d'intérêt et la stabilisation des prix. Cette tendance concerne presque l'ensemble du pays, les professionnels de l'immobilier constatant que les acheteurs disposent désormais de choix plus variés et d'un pouvoir de négociation plus fort.

Allongement des délais de commercialisation

Les biens à vendre restent visibles en moyenne 82 jours sur Bien'ici, soit un jour de plus qu'au troisième trimestre 2025. La durée moyenne de mise en vente des biens a augmenté de sept jours entre le printemps et l'été 2026. Toutefois, des écarts régionaux importants existent, l'Île-de-France faisant exception, où les périodes de commercialisation tendent à s'allonger.

Des prix globalement stables

Le marché affiche une relative stabilité des prix, avec une hausse moyenne de 1 % du prix au mètre carré sur un an. Le prix des appartements a progressé de 0,7 % pour atteindre en moyenne 4 771 €/m², tandis que celui des maisons a reculé de 1 % à 2 761 €/m². Cette évolution traduit une tendance à s'éloigner des centres-villes au profit de secteurs périurbains plus abordables.

Une demande mitigée sur le neuf

L'offre d'annonces de logements neufs sur Bien'ici a augmenté de 6 % en glissement annuel, mais la demande de biens neufs a chuté de 21 %. Le prix moyen au mètre carré affiché a diminué de 6 % au niveau national par rapport au troisième trimestre 2025. Malgré cet ajustement, les acheteurs n'ont pas réinvesti le marché en nombre significatif. Les effets du plan de relance Jeanbrun restent faibles et en deçà des attentes du gouvernement.

Léger assouplissement sur le marché locatif

Sur le marché locatif, l'offre a augmenté de 2 % en glissement annuel, tandis que la demande a reculé de 23 %, ce qui apporte un léger desserrement d'un marché contraint. Toutefois, l'offre locative nationale reste deux fois plus faible qu'au début de la décennie. La baisse de la demande s'explique par un écart croissant entre les biens disponibles et ceux recherchés, tant en termes de type de logement que de prix. Les loyers moyens ont augmenté de 1 %, portés par une proportion plus importante de logements meublés.

Une meilleure performance énergétique

Les logements énergivores, classés F ou G, représentent 9 % des annonces de vente, leur part continuant de diminuer. Cette présence varie selon le type de bien et la région : plus de 12 % du parc sont énergivores dans le nord-est et en Île-de-France, contre des proportions plus faibles dans le sud de la France.

Un marché en quête d'équilibre

L'Observatoire immobilier de Bien'ici note que le démarrage attendu du marché immobilier à l'été 2026 ne s'est pas produit, le marché peinant à trouver un équilibre entre l'offre et la demande. Les acheteurs sont contraints par des budgets limités, notamment en raison du coût du crédit et des dépenses courantes, tout en conservant des exigences élevées en matière de confort thermique, de surface et de localisation. Les ajustements de prix, la qualité de l'estimation et l'accompagnement des vendeurs sont essentiels pour les professionnels de la transaction.