Une étude menée par le réseau de services immobiliers Laforêt révèle que, au troisième trimestre 2026, 90 % des transactions immobilières ont fait l’objet d’une négociation. À l’échelle nationale, la marge de négociation moyenne s’élevait à 4,8 %, mais avec de fortes disparités selon les régions. À Paris, cette marge était plus faible, à 3,2 %, tandis qu’elle atteignait 5,1 % dans d’autres régions. Par exemple, un bien proposé à 300 000 euros était généralement négocié à 285 600 euros, selon la moyenne nationale. Au cours de l’année écoulée, les prix de l’immobilier en France ont reculé, avec une baisse moyenne de 1,5 %, ramenant le prix moyen au mètre carré à 3 238 euros. Le repli a été plus marqué en Île-de-France, où les prix ont chuté de 2 %. Dans les régions, Nice a enregistré une diminution de 0,5 %, à 5 102 euros le mètre carré, tandis que Lyon a vu ses prix baisser de 0,4 %, à 4 775 euros le mètre carré. Cependant, toutes les zones n’ont pas connu de baisse : Brest a enregistré la plus forte hausse, à 5,8 %, suivie de Rouen (+2,8 %) et Dijon (+2,6 %). Le marché immobilier est marqué par une offre en forte augmentation, qui a progressé de 9 % sur un an, contre seulement 1 % pour la demande. Ce déséquilibre a renforcé le pouvoir de négociation des acheteurs. Le nombre de biens à vendre a notablement augmenté : +15 % à Paris, +7 % en Île-de-France et +8 % dans les autres régions. Les appartements dominent l’offre, avec une hausse de 13 % de leur nombre, contre +4 % pour les maisons. Sur la même période, la demande pour les appartements a progressé de 4,5 %, tandis que celle pour les maisons a reculé de 4 %. Les marges de négociation varient selon le type de bien. Les maisons bénéficient d’une marge de négociation plus élevée, à 5,7 %, contre 4,1 % pour les appartements. Cela s’explique en partie par les coûts de maintenance plus importants liés aux maisons, notamment en matière de chauffage et de réparations, qui pèsent davantage dans un contexte où les ménages cherchent à maîtriser leurs dépenses. Le délai moyen de vente d’un bien s’est allongé, passant à 101 jours, contre 95 jours en septembre 2025. À Paris, la durée moyenne de vente était de 84 jours, contre 99 jours en Île-de-France et 101 jours dans les autres régions. Bien qu’un retour progressif des acheteurs soit observé, la reprise du marché reste incertaine. Les transactions ont reculé de 1,8 % sur un an, avec des baisses notables à Paris (-3,8 %), en Île-de-France (-0,8 %) et dans les autres régions (-1,8 %). Les disparités entre les territoires persistent.