L’Union européenne a officiellement adopté le règlement « Retour » le 1er octobre lors d’une réunion des ministres européens à Luxembourg. Cette nouvelle règle permet aux États membres de collaborer avec des pays non européens pour mettre en place des centres de rétention destinés aux migrants dont les demandes de séjour dans l’UE ont été rejetées. Lors de cette réunion, le ministre de l’Intérieur allemand, Alexander Dobrindt, a indiqué que des discussions préliminaires avec des pays tiers étaient déjà en cours et qu’un premier accord pourrait être signé d’ici décembre 2026, avec une mise en œuvre prévue en 2027. L’Allemagne fait partie d’un groupe de cinq pays – le Danemark, l’Autriche, la Grèce et les Pays-Bas – qui militent en faveur de cette approche depuis plusieurs mois. Morten Bodskov, ministre de l’Intérieur danois, a déclaré : « Notre groupe central vise à changer la politique migratoire européenne, et nous y parvenons. » Selon les données de l’agence européenne Frontex, les entrées irrégulières en Europe ont chuté de 55 % en deux ans, s’élevant à 75 000 entre janvier et août. Dans le même temps, les demandes d’asile, qui avaient atteint plus de 1,1 million en 2023, sont également en baisse. Pour les six premiers mois de 2025, elles ont diminué de 17 %, totalisant 332 000 demandes, soit le niveau le plus bas depuis le premier semestre 2019, selon l’Agence de l’Union européenne pour l’asile. Parallèlement, les expulsions menées par Frontex pour le compte des États volontaires ont augmenté de 10 % en 2025. Aux États-Unis, le gouverneur républicain du Tennessee, Bill Lee, a suspendu les exécutions capitales prévues dans cet État du Sud le 1er octobre et ordonné une enquête. Cette décision fait suite à l’échec de l’exécution de Christa Pike, qui a survécu à une double injection létale. Robin Maher, directrice du Death Penalty Information Center, a déclaré : « Parmi toutes les exécutions ratées que nous avons pu observer dans les temps modernes, celle-ci est la pire. » Depuis le début de l’année, 29 exécutions ont été réalisées aux États-Unis, dont 16 en Floride seulement, toutes par injection létale. La peine de mort a été abolie dans 23 des 50 États américains. Trois autres – la Californie, l’Oregon et la Pennsylvanie – observent actuellement un moratoire sur les exécutions. En France, la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) a signé un accord de partenariat avec la Conférence des évêques de France le 6 octobre. Cet accord s’inscrit dans la continuité d’accords similaires conclus avec la Conférence des religieux et religieuses de France en juillet et avec la Fédération protestante de France en novembre 2025. Ces collaborations visent à répondre aux préoccupations liées aux activités extrémistes et à favoriser le dialogue entre les communautés religieuses et les autorités. Ces accords reflètent une volonté plus large de surveiller et de réagir aux menaces potentielles émanant de groupes radicaux, tout en encourageant la coopération avec les organisations religieuses.