Consommation de méthane dans les lacs africains

Une étude publiée dans la revue scientifique Nature Communications le 29 septembre 2026 révèle que des bactéries appelées méthanotrophes présentes dans les lacs africains consomment environ 74 % du méthane des eaux de surface, le reste s'échappant dans l'atmosphère.

Production et consommation de méthane

Le méthane, un puissant gaz à effet de serre, est produit au fond des lacs puis remonte vers la surface, où il est consommé par les méthanotrophes. Ces bactéries utilisent le méthane pour survivre, ce qui permet en pratique de détruire le gaz avant qu'il ne puisse s'échapper dans l'atmosphère.

Impact des bactéries sur les niveaux de méthane

Sans l'action de ces bactéries, une quantité beaucoup plus importante de méthane pourrait se retrouver dans l'air. Ce mécanisme joue un rôle crucial dans la réduction de la quantité de méthane qui contribue au changement climatique.

Lieux de l'étude en Afrique

L'étude a porté sur 79 lacs africains, dont le lac Victoria, partagé entre le Kenya, l'Ouganda et la Tanzanie, ainsi que les lacs Albert et Édouard, situés entre l'Ouganda et la République démocratique du Congo (RDC).

Point de vue d'un expert sur l'étude

Robillard Kouekam, ingénieur en pêche et responsable du suivi écologique au sein de l'organisation non gouvernementale camerounaise Association pour la conservation de la biodiversité, souligne que les forêts sont souvent mises en avant dans les débats sur le changement climatique, parce que les arbres absorbent le dioxyde de carbone. Kouekam, qui n'a pas participé à l'étude, affirme que les recherches mettent en lumière un autre mécanisme naturel de régulation des gaz à effet de serre : l'activité bactérienne dans les lacs.

Consommation plus élevée de méthane dans les lacs Tumba

Les chercheurs ont observé une activité de consommation de méthane plus élevée dans les lacs Tumba, ce qui indique que certaines régions pourraient disposer de processus naturels de régulation du méthane plus efficaces que d'autres.