L’hôpital Pitié-Salpêtrière à Paris a réintégré l’infirmière Majdouline B. à son poste après une période de suspension, d’exclusion et de réintégration. Cependant, elle n’a pas repris le travail depuis son congé de maternité, tout en continuant de contester l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), l’autorité publique gestionnaire des hôpitaux, qui lui impose depuis décembre 2024 de retirer son couvre-chef, appelé calot. Ce type de coiffe est couramment porté par le personnel soignant, notamment en salle d’opération, pour des raisons d’hygiène.
Majdouline B. travaillait depuis sept ans dans le même établissement, portant le calot sans que ses supérieurs, ses collègues ou ses patients y voient le moindre problème. Pourtant, l’AP-HP a récemment imposé une règle obligeant tout le personnel à retirer le calot, invoquant des normes d’hygiène. Majdouline B. a refusé de s’y conformer, ce qui a entraîné son exclusion de l’hôpital pendant huit mois.
Le tribunal administratif de Paris a examiné son dossier, étudiant l’argument de l’AP-HP selon lequel le calot présenterait un risque pour l’hygiène. Cependant, le tribunal n’a pas été convaincu par cet argument. La question qui reste en suspens est de savoir si un agent public est tenu de respecter de telles directives, même s’il les juge injustes. Majdouline B. cherche désormais à faire reconnaître par la justice que son exclusion pourrait avoir été motivée par une discrimination.
Cette affaire soulève des débats sur l’équilibre entre les politiques institutionnelles et les droits individuels, en particulier pour les agents publics. Majdouline B. poursuit son combat pour le droit de porter le calot, qu’elle considère comme un élément essentiel de son identité et de sa pratique religieuse. Elle attend désormais la décision finale du tribunal pour savoir si son exclusion était justifiée ou si elle constitue une discrimination.
Une infirmière conteste l'obligation de retirer son calot à l'hôpital
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