Le taux de chômage au Rwanda est passé à 15,6 % en 2026, les femmes et les jeunes étant les plus touchés, selon une nouvelle enquête.
Hausse du chômage au Rwanda
Le chômage au Rwanda a augmenté de 2,2 points de pourcentage au cours de l'année écoulée, atteignant 15,6 % en août 2026 selon une enquête de l'Institut national de la statistique du Rwanda (NISR). Publiées en octobre 2026, ces données révèlent un défi croissant pour le marché du travail du pays.Les femmes et les jeunes particulièrement touchés
Le taux de chômage est plus élevé chez les femmes (18,3 %) que chez les hommes (13,3 %). Il est encore plus marqué chez les jeunes âgés de 16 à 30 ans, dont le taux de chômage atteint 18,8 %. Ce chiffre est nettement supérieur au taux de 13,1 % observé chez les adultes.Un chômage plus fort en zone rurale
Le chômage est également plus répandu en zone rurale, où le taux s'établit à 16 %, contre 14,8 % en zone urbaine. Le taux d'emploi global a lui aussi reculé, passant de 57 % en 2025 à 54 % en 2026, avec une baisse touchant à la fois les hommes et les femmes.Des progrès économiques, mais des défis persistants
Malgré un taux d'activité élevé et des progrès dans la réduction de la pauvreté, comme le souligne un rapport de 2025 sur la septième Enquête intégrale sur les conditions de vie des ménages (EICV7), le Rwanda peine à améliorer la qualité de l'emploi et à garantir une croissance inclusive. Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) a mis en lumière ces problématiques.Emplois informels et écart de compétences
En novembre 2025, le PNUD a indiqué que 90,4 % des emplois au Rwanda relèvent du secteur informel. De nombreux jeunes sont soit sous-employés, soit occupés à des emplois peu productifs, et des lacunes sont signalées en matière de compétences pratiques, numériques et comportementales. Les établissements de formation sont par ailleurs jugés déconnectés des besoins du secteur privé.Le gouvernement mise sur la création d'emplois et l'éducation
En réponse, le gouvernement rwandais a inscrit dans sa Deuxième Stratégie nationale de transformation (NST2), qui couvre la période 2024-2029, la création d'emplois productifs, l'amélioration de la pertinence de la formation et l'alignement de l'éducation sur les besoins du marché du travail. Ces priorités visent à lever les obstacles structurels à un travail décent et à réduire les inégalités.