En août 2023, un homme était assis, immobile, dans un fauteuil roulant à bord d’un vol direct entre Pékin et Pyongyang, vêtu d’une blouse d’hôpital. Il s’agissait de Bae Yong-ju, un hacker nord-coréen d’une trentaine d’années arrêté en Chine alors qu’il tentait de rejoindre la Corée du Sud. Selon un rapport du Transitional Justice Working Group (TJWG), une organisation qui documente les violations des droits humains en Corée du Nord, les autorités de Pyongyang l’auraient déguisé en patient pour dissimuler son retour forcé et éviter qu’il ne résiste ou n’attire l’attention des autres passagers. Ces informations ont été publiées par le TJWG le 29 septembre et reprises en première page par plusieurs journaux sud-coréens.
Le rapport du TJWG accuse également Pyongyang d’exploiter une prison secrète souterraine sous l’ambassade de Corée du Nord à Pékin. Selon le document, des « citoyens nord-coréens considérés comme une menace pour le régime » y seraient détenus et interrogés à répétition. Cette allégation a été relayée par le quotidien anglophone Korea Times.
Bae Yong-ju avait été envoyé en Chine par Pyongyang dans le cadre d’une mission de « vol de cryptomonnaies et de piratage d’agences gouvernementales sud-coréennes ». Il avait finalement demandé l’asile en Corée du Sud, ce qui aurait entraîné son rapatriement forcé. Son cas met en lumière une problématique plus large : celle des mesures coercitives que les autorités nord-coréennes utiliseraient pour ramener les personnes jugées menaçantes pour le régime.
La mort d'un pirate informatique nord-coréen lors de son rapatriement soulève des préoccupations concernant les droits de l'homme
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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