La Polynésie française a accueilli le premier sommet régional sur les connaissances et la gouvernance des grands fonds marins, soulignant la nécessité urgente d'une coopération mondiale pour protéger ces régions inexplor
Tahiti accueille une réunion d'experts des grands fonds marins
La Polynésie française a accueilli, le 22 octobre 2026, la première réunion régionale de l'Expertise scientifique collective (ESCo) consacrée à la connaissance et à la gouvernance des grands fonds marins. L'événement, organisé par l'Institut de recherche pour le développement (IRD), visait à répondre aux défis posés par la gestion de cette zone largement inexplorée.Le rapport met en lumière les lacunes de la connaissance
Le rapport établi par l'IRD souligne un important « déficit de connaissances » sur les grands fonds marins, puisque seuls 0,001 % des fonds marins ont été directement observés. Il appelle à combler ce manque afin de répondre aux enjeux locaux comme mondiaux, notamment aux impacts potentiels des activités humaines.Le dirigeant polynésien exprime ses inquiétudes
Le président de la Polynésie française, Moetai Brotherson, a qualifié les grands fonds marins de « berceau de la vie » et a exprimé ses inquiétudes face à une éventuelle exploitation par les États-Unis dans les eaux internationales. Il a averti que la pollution et d'autres impacts environnementaux des activités en grands fonds pourraient toucher des régions situées au-delà des frontières nationales.Des recommandations axées sur la durabilité
Quatre recommandations principales ont été présentées, notamment la nécessité d'éviter la pollution des grands fonds marins et d'organiser des forums publics afin d'associer la population générale aux discussions. Le rapport appelle également à améliorer la collecte de données, à évaluer les usages actuels et à élaborer des politiques coordonnées pour gérer les grands fonds marins de manière durable.L'IRD présentera ses conclusions en Nouvelle-Calédonie et en France
Après l'événement en Polynésie française, l'équipe de l'IRD se rendra en Nouvelle-Calédonie pour présenter ses conclusions. Elle prévoit de partager ces résultats avec la métropole d'ici la fin de l'année, dans le but de construire un consensus plus large sur la future gouvernance des grands fonds marins.