Mise à jour du consortium Resipol en Polynésie française

Mercredi, le consortium Resipol a présenté un point d'étape sur ses projets en Polynésie française lors d'une manifestation à Vairao. La réunion s'est tenue dans le cadre du Tour de France de l'Ifremer, une série de discussions organisées dans les lieux où l'institut Ifremer est implanté, dans le but de relier la recherche scientifique aux politiques publiques et aux besoins des communautés. François Houllier, directeur général d'Ifremer, a assisté à l'événement, qui faisait suite à une rencontre à l'Université de la Polynésie française plus tôt dans la semaine.

Structure et axes de travail du consortium Resipol

Le consortium Resipol a été créé en 2019 par plusieurs établissements de recherche, dont l'Université de la Polynésie française, Ifremer et l'Institut Louis-Malardé, ainsi que l'Université de Californie à Berkeley. Il regroupe de nombreux partenaires, et le territoire de la Polynésie française ainsi que l'État français en sont membres officiels. Le consortium privilégie des projets collaboratifs qui répondent à des enjeux environnementaux et sociétaux, comme l'amélioration du dialogue entre science et société ou l'étude des effets des vagues de chaleur marines.

Collaboration avec les acteurs locaux

Guillaume Mitta, directeur de l'unité mixte de recherche Santé et services des écosystèmes polynésiens, a souligné que les projets impliquent une collaboration directe avec les acteurs locaux, notamment les services de l'État et des collectivités, les associations et les citoyens. L'objectif est de co-construire des solutions qui tiennent compte du fonctionnement des écosystèmes et favorisent une vie quotidienne et des activités économiques durables. Par exemple, des zones de pêche réglementées sont associées à des initiatives d'aquaculture afin de préserver l'équilibre écologique.

Le rôle d'Ifremer au sein du consortium

François Houllier, directeur général d'Ifremer, a expliqué que le consortium réunit des universités et des établissements de recherche de Polynésie française pour travailler ensemble sur des projets ambitieux. Il a insisté sur l'importance de combiner les expertises en recherche marine et terrestre, soulignant que les activités menées à terre ont des effets importants sur le milieu océanique. Cette collaboration permet une approche plus complète et intégrée de la recherche et de l'élaboration des politiques publiques.

Priorités de recherche en Polynésie française

Les recherches actuelles portent sur le changement climatique et la sécurité alimentaire, avec des projets comme MaHeWa, qui étudie les effets des vagues de chaleur marines et propose des stratégies d'adaptation. Les initiatives d'aquaculture occupent également une place centrale, l'objectif étant de renforcer la souveraineté alimentaire en rassemblant divers acteurs pour élaborer et financer des pratiques durables. Ces travaux s'inscrivent dans de plus vastes programmes de recherche, tels que le programme prioritaire Océan et climat.

Prochains événements et séances de restitution

Le Tour de France de l'Ifremer comprend des rencontres avec des élus locaux et des partenaires afin de discuter des enjeux liés à l'océan. Parmi les prochains rendez-vous figurent deux séances de restitution d'ici la fin novembre, l'une lors de la Conférence sur l'économie maritime, l'autre à Paris avec la ministre de la Mer et de la Pêche, Catherine Chabaud. Par ailleurs, un rapport régional sur la gouvernance des fonds marins sera présenté ce jeudi par l'Institut de recherche pour le développement (IRD).