La positivité corporelle face à un changement de cap

La tendance actuelle des standards de beauté privilégie de plus en plus les corps musclés, minces et sans poils, et les mannequins grande taille ne sont plus très présents sur les podiums. Ce changement coïncide avec une critique renouvelée de la graisse corporelle, visible dans les médias et dans la popularité des médicaments contre l'obésité comme l'Ozempic.

L'importance scientifique de la graisse corporelle

Selon Elif Oral, endocrinologue à l'Université du Michigan, la graisse corporelle est essentielle au fonctionnement biologique. Elle sert de réserve d'énergie : elle stocke les calories excédentaires sous forme de lipides dans les cellules adipeuses, lesquelles peuvent libérer ces lipides lorsque l'organisme en a besoin, surtout en période de pénurie alimentaire.

Les fonctions de la graisse corporelle

La graisse corporelle remplit plusieurs rôles, notamment l'isolation thermique, le maintien de la température corporelle et la production d'hormones comme la leptine. La leptine indique au cerveau que les réserves énergétiques sont suffisantes ; son absence peut amener le cerveau à donner la priorité aux fonctions essentielles au détriment des autres, comme le relève un article de la BBC.

Les effets d'une économie d'énergie extrême

En cas de restriction énergétique sévère, l'organisme réduit son métabolisme de base pour économiser l'énergie. Cela peut entraîner un affaiblissement des défenses immunitaires, une dégradation musculaire pour fournir de l'énergie et l'arrêt du renouvellement osseux, car l'organisme privilégie les fonctions vitales.

Le taux de graisse corporelle chez les athlètes

On considère qu'un homme en bonne santé a entre 10 et 20 % de graisse corporelle, et une femme en bonne santé entre 20 et 29 %. Les athlètes de haut niveau peuvent toutefois présenter des taux plus bas : une étude a relevé un homme à 10 % et une femme à 16 %, ce qui a surpris des participants qui pensaient avoir un taux de graisse bien plus faible.