La graisse viscérale et le vieillissement du cerveau

Une nouvelle étude suggère que la graisse viscérale, stockée en profondeur dans l'abdomen autour d'organes comme le foie et le pancréas, pourrait influencer la vitesse à laquelle le cerveau vieillit. Ce type de graisse diffère de la graisse sous-cutanée, située juste sous la peau et plus visible dans la silhouette d'une personne.

Les limites de l'IMC

L'étude souligne que l'indice de masse corporelle (IMC), une mesure couramment utilisée pour évaluer la masse graisseuse, ne fait pas la distinction entre la graisse viscérale et la graisse sous-cutanée. Cela signifie que l'IMC pourrait ne pas refléter avec précision la santé métabolique ou cérébrale d'une personne, car ces deux types de graisse n'ont pas les mêmes effets sur l'organisme.

Réduire la graisse viscérale profite à la santé

Les chercheurs soulignent qu'une réduction de la graisse viscérale au milieu de la vie pourrait contribuer à préserver la santé métabolique et cérébrale. La Dre Dafna Pachter, qui a dirigé l'étude à l'Université Ben-Gourion du Néguev, explique que le poids seul ne reflète pas les changements internes qui se produisent dans l'organisme, notamment ceux liés au métabolisme.

Résultats de l'étude et source des données

Les conclusions de l'étude reposent sur une nouvelle analyse des données de personnes ayant participé à des essais portant sur l'alimentation et le mode de vie. Ces essais ont été menés par la professeure Iris Shai, de la Harvard T.H. Chan School of Public Health et de l'Université Ben-Gourion du Néguev. Les résultats suggèrent que même de petites réductions de la graisse viscérale, maintenues dans le temps, peuvent aider à préserver la structure du cerveau et à ralentir son déclin.