La SF-26 de Ferrari est prometteuse mais peine à gagner des courses. Les principaux problèmes concernent la puissance, le comportement des pneus et les performances dans les moments décisifs.
Les performances de la SF-26 de Ferrari
La SF-26 de Ferrari s'est montrée performante dans les virages comme sur les lignes droites, mais l'écurie peine à transformer ce potentiel en victoires. Charles Leclerc a décroché deux deuxièmes places consécutives à Singapour et à Austin, ce qui a permis à Ferrari de reprendre quelques points, mais l'équipe n'a remporté aucun des six Grands Prix disputés depuis Monza.Les défis auxquels est confrontée la SF-26
Selon plusieurs rapports, la SF-26 doit relever trois grands défis : un groupe motopropulseur moins puissant que celui de rivaux comme Mercedes et Red Bull, un comportement particulier des pneumatiques et une difficulté récurrente à exploiter toute la vitesse de la voiture aux moments décisifs. Le groupe motopropulseur de Ferrari est réputé accuser un retard dans la restitution de l'énergie électrique : les données d'Austin montrent que Lewis Hamilton disposait de presque un dixième de seconde d'avance sur Kimi Antonelli au début d'une longue ligne droite, mais qu'il était jusqu'à deux dixièmes derrière à la fin.Progrès techniques et conditions de piste
Fred Vasseur a expliqué que les progrès techniques ne garantissent pas une performance constante, car un moteur amélioré peut parfois se montrer moins bon sur certains circuits. Le Grand Prix du Mexique est considéré comme un test particulièrement révélateur. Ferrari a d'abord privilégié un turbocompresseur plus petit, plus réactif, au détriment de la puissance maximale. Toutefois, l'altitude du circuit pourrait poser des difficultés supplémentaires à l'écurie.Les progrès des concurrents et les observations de Leclerc
Les progrès de Ferrari sont aussi égalés par ses concurrents : Mercedes et Red Bull ont amélioré leur châssis et réduit l'avantage de Ferrari dans certains virages. Leclerc a indiqué qu'il avait trouvé de nouvelles ressources dans sa voiture, mais il reste incertain quant à leur traduction en victoire, en raison des écarts minimes et des progrès éventuels de ses rivaux.Comportement des pneumatiques et difficultés en qualifications
Le comportement des pneumatiques de la SF-26 constitue un autre défi. Si la voiture ménage bien ses gommes en course, cela peut devenir un handicap lors des qualifications, lorsque la température de la piste baisse : il devient alors difficile de générer suffisamment de chaleur pour obtenir une adhérence optimale. Leclerc a évoqué ce problème, soulignant qu'il complique les qualifications lorsque la température de la piste diminue.Moments critiques et améliorations de la suspension
Le troisième défi est la perte de dixièmes aux moments critiques, comme lors des deux derniers tours de Q3. Vasseur a souligné que les marges extrêmement étroites amplifient la moindre imperfection, les rafales de vent, la préparation des pneus ou les sorties des stands pouvant coûter des positions. Des améliorations ont été apportées à la suspension avant, mais Ferrari n'a peut-être pas pleinement exploité ces gains, en raison de choix concernant le réglage de l'aileron avant et de facteurs environnementaux affectant l'équilibre des voitures.