Le podcast de la LDH évoque des atteintes à l'État de droit

Dans un épisode du podcast de la LDH intitulé Voix et droits, Nathalie Tehio, présidente de la LDH, a exprimé ses inquiétudes face à l'érosion de l'État de droit et aux restrictions des libertés individuelles pendant les manifestations de jeunes d'octobre 2026.

Une loi « casseur-payeur » critiquée

Mme Tehio a critiqué la loi « casseur-payeur », qui, selon elle, vise injustement les manifestants pacifiques en les faisant payer pour les actes commis par d'autres. Elle a qualifié cette loi de contraire aux libertés, estimant qu'elle décourage la contestation publique.

Un amendement gouvernemental non voté

Un amendement du gouvernement, qui n'a jamais fait l'objet d'un vote formel, proposait d'étendre la sanction de réparation aux journalistes sans carte de presse ainsi qu'aux membres des observatoires indépendants, y compris ceux affiliés à la LDH.

Le Guide opérationnel sur les violences urbaines mis en œuvre

Mme Tehio a souligné la mise en œuvre du Guide opérationnel sur les violences urbaines (Govu), un dispositif introduit en réponse aux troubles sociaux. Selon elle, ce guide restreint la liberté d'expression et rend plus difficile la manifestation pacifique.

La LDH demande le retrait du Govu

La LDH a lancé une pétition exigeant le retrait du Guide opérationnel sur les violences urbaines, en dénonçant ses effets négatifs sur les droits des manifestants et l'absence de protection adéquate face aux attaques de l'extrême droite.

Absence d'intervention policière signalée

Mme Tehio a relevé que, dans des villes comme Montpellier, des membres d'observatoires ont été physiquement agressés sans intervention de la police, ce qui illustre le manque de sécurité dont disposent les manifestants pacifiques.

Appel au dialogue face à la répression

Mme Tehio a critiqué le recours du gouvernement à une approche répressive pour gérer les manifestations. Selon elle, le dialogue et la négociation sociale auraient été plus efficaces, d'autant plus au regard du nombre élevé d'interpellations et de gardes à vue ces dernières semaines.