Le terme black gold désigne le pétrole, une ressource essentielle pour l’énergie mondiale. En France, le prix du carburant le plus utilisé, le SP95, a atteint son plus haut niveau depuis le début de la guerre en Iran déclenchée par les États-Unis et Israël fin février, ainsi que le blocage consécutif du détroit d’Ormuz. À l’époque, des craintes avaient été exprimées quant à un possible ralentissement économique mondial et à un « choc pour l’économie française ». Sept mois plus tard, la situation s’est aggravée : la hausse des prix des carburants alimente la frustration des citoyens et les demandes d’une action renouvelée, malgré les aides gouvernementales jugées insuffisantes par certains. Divers groupes politiques et experts ont proposé plusieurs solutions pour répondre à l’insécurité énergétique et réduire la dépendance aux véhicules fonctionnant aux énergies fossiles.
L’une des propositions consiste à réduire la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) sur les carburants, une mesure soutenue par le Rassemblement national et le candidat communiste Fabien Roussel. Ils suggèrent de faire passer la TVA sur toutes les sources d’énergie de 20 % à 5,5 %. Cependant, les critiques soulignent que cette mesure profiterait à tous les consommateurs de manière égale, sans distinction de revenus, et pourrait peser sur les finances publiques. Des experts mettent en garde : cette approche ne garantirait pas une baisse effective des prix pour les consommateurs, comme cela avait été observé en 2009, lorsque des secteurs comme la restauration ou les stations-service avaient utilisé des mécanismes similaires pour augmenter leurs marges. Elle pourrait aussi décourager le covoiturage ou l’usage des transports alternatifs, renforçant potentiellement la dépendance aux énergies fossiles.
Une autre piste est la réduction des taxes intérieures de consommation sur les produits énergétiques (TICPE), une solution prônée par le Rassemblement national, qui propose d’annuler les hausses de TICPE intervenues depuis la présidence de François Hollande. Cette mesure coûterait 12 milliards d’euros à l’État. À l’inverse, les partis de gauche défendent une « TICPE flottante », indexée sur les fluctuations du prix du pétrole. Si cette solution pourrait stabiliser les prix en cas de forte hausse, elle risquerait de devenir complexe si les cours du pétrole restent très volatils.
En 2022, une subvention directe aux distributeurs de carburants, offrant jusqu’à 30 centimes par litre vendu, avait été testée. Cette approche s’était révélée coûteuse, entraînant une perte de 7,5 milliards d’euros pour l’État. Elle avait également avantagé de manière disproportionnée les ménages aisés, plus susceptibles d’utiliser leur voiture. Une autre idée, soutenue par des groupes de gauche comme La France insoumise (LFI) et le groupe communiste (GDR), consiste à plafonner temporairement les prix des carburants et les marges de raffinage en période de crise énergétique. Si cette mesure pourrait stabiliser le marché, elle risquerait de provoquer des problèmes d’approvisionnement si les prix intérieurs passent sous ceux du marché international, entraînant potentiellement des pénuries. Selon les experts, bien que des ruptures d’approvisionnement ne soient pas inévitables, des difficultés locales pourraient survenir si le plafond est fixé trop bas.
Certains proposent de nationaliser le groupe TotalEnergies, une idée défendue par les communistes et le mouvement Insoumis. Ils estiment que Total doit soit contribuer à la baisse des prix des carburants, soit être repris par l’État. Cependant, les experts rappellent que la nationalisation ne garantirait pas une baisse des prix et ne donnerait pas à l’État le contrôle du marché mondial du pétrole. Ils estiment que des outils plus directs, comme la régulation, la fiscalité ou le droit de la concurrence, seraient plus efficaces que le changement de propriété.
Enfin, les partis de gauche suggèrent de taxer les superprofits des compagnies pétrolières pour financer des mesures réduisant la dépendance aux énergies fossiles, comme la promotion des véhicules électriques ou l’amélioration des transports en commun et des infrastructures cyclables. Les experts insistent sur l’importance de réorienter les subventions vers les transports publics afin d’en faire une alternative viable à la voiture individuelle.
Prix des carburants et propositions politiques en France dans le contexte de la crise énergétique
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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Sources d'origine :
- 🇫🇷Bon Pote



