Le marché automobile français progresse de 7 % en octobre 2026 malgré des prix du carburant élevés, porté par les véhicules électriques et hybrides.
Le marché automobile français progresse malgré des prix des carburants élevés
Le marché automobile français a enregistré une hausse de 7 % en octobre 2026, malgré des prix des carburants record et une pénalité écologique plus sévère. Cette croissance s'explique par un changement des préférences des acheteurs en faveur des véhicules électriques et hybrides.Ventes automobiles d'octobre 2026
Selon AAA DATA, 149 340 voitures particulières neuves ont été immatriculées en octobre 2026, soit une hausse de 7 % par rapport à octobre 2025. Le mois comptait seulement 22 jours ouvrés, contre 23 l'année précédente. Sur dix mois, le marché a progressé de 4 %.Les particuliers dominent le marché
Les particuliers ont représenté 57 % des ventes de voitures neuves en octobre, avec 84 757 immatriculations, soit une hausse de 18 % par rapport à l'année précédente. Renault est en tête de ce segment avec 16 494 unités, tandis que Dacia a enregistré une baisse de ventes de 29 %. Les loueurs longue durée et les loueurs courte durée ont également vu leurs parts de marché évoluer.La location avec option d'achat constructeur, une tendance majeure
De janvier à septembre 2026, les particuliers ont acheté des voitures neuves selon différents modes de financement. La location avec option d'achat proposée par les filiales des constructeurs a représenté 53,7 % des achats, tandis que l'achat direct et le crédit classique ont représenté 39,5 %. Cela témoigne de l'influence croissante des services financiers des constructeurs sur le marché.Les voitures électriques gagnent des parts de marché
En octobre 2026, les voitures électriques neuves ont représenté 41 % du marché, contre 24 % en octobre 2025. Depuis janvier, 449 294 voitures électriques neuves ont été immatriculées, soit une hausse de 79 % par rapport à l'année précédente. Cette croissance est soutenue par des incitations publiques, comme le coup de pouce CEE.Les hybrides restent dominants
En octobre, les véhicules hybrides ont été la première source d'énergie, avec 65 925 immatriculations et 44 % de part de marché. Les hybrides rechargeables ont représenté 7 % du marché, tandis que les hybrides classiques et les micro-hybrides ont connu de légers reculs. Les prolongateurs d'autonomie électriques sont restés marginaux, avec seulement 1 572 unités immatriculées.Les motorisations thermiques continuent de reculer
Les ventes de voitures à essence ont chuté de 44 % pour atteindre 14 909 unités, soit une part de marché de 10 %. Les ventes de voitures diesel ont reculé encore plus nettement, de 65 %, à 2 034 unités, soit 1 % du marché. Ce recul coïncide avec des pénalités CO2 plus strictes et une pénalité liée au poids des véhicules renforcée.Tendances du marché de l'occasion
Le marché de l'occasion a reculé de 7,2 % en octobre, avec 448 986 transactions enregistrées. Toutefois, les voitures électriques d'occasion ont progressé de 42,8 %, pour atteindre 27 961 unités. Cette hausse est soutenue par une prime CEE introduite en septembre 2026 pour les véhicules électriques d'occasion.Le marché BtoB face à des difficultés
Le marché BtoB, qui comprend les entreprises et les administrations, a reculé de 4,7 % en octobre, à 39 540 unités. Les véhicules hybrides ont connu une forte baisse de la demande, tandis que les véhicules électriques à batterie ont progressé de 53,9 %, pour atteindre 18 265 unités.Les véhicules utilitaires légers en difficulté
Le marché des véhicules utilitaires légers (VUL) a reculé de 13,5 % en octobre, avec 27 518 véhicules immatriculés. Les véhicules électriques ont progressé de 44 %, mais ne représentent encore que 17,8 % du marché. Depuis janvier, le marché des VUL a reculé de 6,4 %.